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 Chambre des Aveux

 
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Le Créateur
Admin
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Lun 26 Mai - 23:18

Paradoxalement l'endroit le mieux éclairé de l'édifice. "Le Cercle", installation neutralisant toute activation de Don ou des Runes, est placée en son centre.

 
 
Lui
Maître du Jeu
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Lun 22 Fév - 20:10

• Depuis les Rues de New York pour Adhya •

Âdhya, alors que vous étiez en train de suffoquer sur grande avenue de New York, après avoir constaté l'énigme du 7CH, puis surpris l'apparition d'un tatouage runique sur votre poignet, voilà que vous passez de trépas à vie.

Vous vous réveillez soudainement comme on se réveille d'un cauchemar en plein milieu de la nuit, sauf que la scène que vous allez découvrir semble pire que celle que vous avez quitté.

Vous vous trouvez dans une sorte de petite cave éclairée par un mince rayon de lumière s'échappant d'une minuscule fenêtre. Vous êtes sur une sorte de plateforme ronde, étendue au milieu d'un liquide qui vous semble être de l'eau. Cette même eau glacée que vous aviez ressenti quelques secondes plus tôt alors que vous étiez aux Etats-Unis...

La peur vous envahit. Que faîtes vous ici ? Pourquoi êtes-vous ici ? Vous essayer de vous lever mais vous constater alors avec douleur que lorsque ce ne sont pas des liens, ce sont de large perfusions noirâtres qui vous parcourent le corps...

C'est alors qu'il vous apparaît à nouveau, plus réel que jamais. Sur la porte de votre chambre ou plutôt cellule, vous lisez le fameux numéro 7CH.

Note : votre cellule ne correspond pas exactement à celle présentée sur l'image même si elle se situe dans le même bâtiment, puisque la votre n'est pas réellement destinée à vous soutirer des aveux. Elle est plus exiguë, plus sombre et plus humide.

HJ:
 


Dernière édition par Lui le Jeu 2 Juin - 0:23, édité 1 fois
 
 
Âdhya Turvin

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Dossier de renseignement
Nationalité: Inde Inde
Don/Rune: Tuzem
Allégeance: Inconnue

Dim 28 Fév - 19:23

C'était un visage.
Un visage souriant d'enfant.
Les traits étaient familiers... pourtant le nom restait flou, à portée de main mais incompréhensible.
Âdhya se rendit compte qu'elle aurait du connaître ce nom. Pourtant il lui échappait. Plus elle cherchait, plus le visage s'éloignait et perdait de sa couleur. Le brouillard qui l'entourait était glacial et roulait sur elle comme une force dominatrice. Il l'enserrait de toute part et l'entrainait avec lui de plus en plus vite. Il était brunâtre et sale. C'était une boue froide qui coulait et l'emportait. Âdhya se débattait mais elle sombra comme une pierre. Elle suffoqua, la boue pénétrant dans ses poumons. Elle étouffait.


Âdhya ouvrit les yeux brusquement et prit une longue respiration rauque. Elle toussa grassement, comme si la boue était toujours coincé dans sa gorge. Il faisait sombre. Un faible rai de lumière traversait l'endroit, sans offrir plus de visibilité. Ses yeux ne pouvaient rien décelés dans l'obscurité mais ce dont elle était sûre, c'était qu'il n'y avait pas de boue. Pendant un quart de secondes, elle fut soulagée avant de se rendre compte qu'elle était trempée. Elle se figea et son cerveau répara les dernières connections rompues.
Petit à petit, des images lui revinrent en tête. La rue déserte à New York, le tatouage sur son poignet, la sensation d'humidité et de froid. Cette sensation était toujours là. Était-ce un rêve ? Qu'est ce qui était réel ?

Elle essaya de bouger son bras droit pour le toucher et deviner si le tatouage était toujours là. En vain. Son corps refusa de bouger. Était-elle entravée ? Par qui ? Pour quoi ? Un sentiment de panique la saisit renforcé petit à petit par la vision de la pièce offerte par ses yeux habitués à l'obscurité.
Elle était dans une sorte de cachot !
Âdhya tourna la tête pour apercevoir ses liens et elle en eu un haut-le-cœur.
Des perfusions noirâtres pénétraient son corps à chaque extrémités. La jeune femme se mit à respirer bruyamment, les yeux exorbités. La panique avait fait place à la frayeur.
Elle jeta des regards effrénés tout autour d'elle, avec l'espoir de trouver des indices sur la raison de sa présence ici, ou à minima, une vision rassurante.

Ce qu'elle découvrit la plongea dans une terreur inégalée.
Sur la porte de son cachot, un imposant symbole semblait la narguer. Un symbole qui la suivait depuis des jours et qui lui avait fait perdre la raison.


Comme envoutée par la peur, elle le murmura en le fixant: « 7CH »
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mer 2 Mar - 20:14

Le silence vous ramène à la difficile réalité. Vous tentez de regagner votre calme, d'essayer d'y voir plus clair. Vous êtes de toute évidence dans une cellule, qui semble porter la référence 7CH. Depuis combien de temps ? Impossible à déterminer. Qui vous a mis ici ? Impossible de vous SOUVENIR. Car oui, aussi troublant que cela puisse paraître, vous avez beau chercher, tenter de remonter, vos souvenirs sont absents. Pas ceux de votre enfance, évidemment, vous vous rappelez de votre village, de la coulée de boue, de vos parents, et de votre départ, mais ce qui vient après demeure inconnu.

Les hauts-le-coeur sur ces perfusions étranges qui semblent vous transpercer de partout sont passés. Il faut dire que le liquide glacé dans lequel vous vous trouvez vous aide à regagner la tête froide. Vous vous tortillez un peu, et parvenez à vous rendre compte que ce symbole étrange marque toujours votre poignet.


Il ne vous effraie pas. Au contraire, il vous rassure. Il vous semble même familier.
 
 
Âdhya Turvin

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Nationalité: Inde Inde
Don/Rune: Tuzem
Allégeance: Inconnue

Mar 15 Mar - 13:47

Âdhya respira profondément et ferma les yeux. Elle se força à opter une respiration régulière et à fixer son esprit sur un point lumineux imaginaire derrière ses paupières. Elle sentait le liquide glacé épouser tout son corps. Au bout de plusieurs minutes, elle retrouva son calme.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux de nouveau, elle essaya de faire une analyse détachée de sa situation. Comment était-elle arrivé là ? C'était un mystère. Elle essaya de faire appel à ses souvenirs, mais ceux-ci semblaient s'effacer au fur et à mesure qu'elle voulait les atteindre. Ils étaient flous et imprécis. Les seuls souvenirs clairs qui lui restaient étaient ceux en Inde.
Okay, soit. Elle ne pouvait pas faire appel à sa mémoire.
Il fallait qu'elle trouve un moyen de sortir d'ici.
Âdhya commença à se tortiller pour tester la résistance des perfusions. Elle sentit celles-ci remuer dans ses veines ce qui était loin d'être agréable. Ses yeux s'arrêtèrent un instant sur son tatouage. Il n'était plus source d'effroi. Elle admira les courbures du symbole. Elle avait l'impression qu'elle le portait depuis longtemps, qu'il faisait parti d'elle. Il lui était familier.

Âdhya commença à remuer le bras droit doucement jusqu'à ce qu'elle puisse atteindre une des perfusions avec ses dents. Elle l'arracha et continua jusqu'à libérer entièrement son membre droit. Aussitôt, elle fini d'arracher toutes ces perfusions et sauta de la table sur laquelle elle avait été attaché. Elle se frotta les bras où un peu de sang commençait à perler.

Sans bruits, elle s'approcha de la porte et posa son oreille contre celle-ci. Elle devait surement être très épaisse, la jeune femme ne pouvait entendre quoi que ce soit. Elle décida d'essayer de l'ouvrir.

 
 
Lui
Maître du Jeu
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Dim 3 Avr - 23:07

Vous êtes donc maintenant sur pieds, même si chacun de vos pas s'accompagne par le ressenti d'une nausée intense.

La porte que vous souhaitez ouvrir est verrouillée... Impossible de forcer la poignée, et à vrai dire vous n'en avez pas trop la force.

Il va falloir trouver un autre moyen de sortir de cet endroit. Difficile, alors que le seul élément auquel vous pouvez vous rattacher dans cette cellule est vous-même... et ce tatouage... Vous le contemplez un moment. Plusieurs souvenirs reviennent à votre esprit. Vous ressentez une connexion particulière avec ce symbole... Et s'il était la clé ?
 
 
Âdhya Turvin

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Nationalité: Inde Inde
Don/Rune: Tuzem
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Ven 6 Mai - 22:03

Âdhya posa son front contre la porte lorsque, une main sur la poignée, elle comprit que celle-ci était fermée à double tours. Elle ferma les yeux et serra les dents pour chasser une nausée intense qui menaçait de la plier en deux sur place. Les yeux clos, elle se laissa glisser le long de la porte et tomba à genoux. Elle se sentait terriblement faible et nauséeuse. Elle pivota et posa ses fesses par terre, le dos calé contre la porte. Elle ouvrit enfin les yeux après avoir respiré lentement à nombreuses reprises. Elle eu soudain envie de pleurer.
Les larmes étaient prêtes à ruisseler sur ses joues lorsque son regard tomba une fois encore sur le tatouage sur son poignet. Instantanément, elle se sentit un peu mieux. Elle le fixa pendant de longues minutes sans ciller.
Tout à coup, un mot traversa son esprit. Si vite qu'elle ne pu le saisir. Elle fronça les sourcils et se concentra de nouveau sur les courbures du symbole. Le mot repassa dans sa tête et elle l'attrapa au vol cette fois. Oui bien sûr ! C'était évident ! Elle avait l'impression de déjà le connaitre. L'avait-elle oublié ? Comment avait-elle pu ?

Ses lèvres se mirent à bouger lentement et à former le mot. D'une voix rauque, elle murmura:

" Tuzem..."


HRP:
 
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Jeu 2 Juin - 0:30

L’instant qui suit vous semble une éternité, mais l’excitation qui s’ensuit compense le sentiment d’attente. Vous entendez un bruit de verrou qu’on ouvre, et la grosse porte de bois se met à pivoter, accompagnée d’un grincement mortel.

Vous craignez un moment d’avoir alerté les gens, ou les choses qui habitent ces lieux, s’il en est… Mais le couloir dans lequel vous arrivez est vide. Il s’agit d’une longue galerie, dont l’extrémité est fermée par une nouvelle porte de bois. Alors que vous cheminez dans le couloir, vous notez que celui-ci dessert plusieurs cellules, qui à première vue semblent identiques aux vôtres. Impossible, toutefois, de savoir si elles sont occupées ou non…

Un choix s’offre donc à vous :
1) Poursuivre votre route, et déverrouiller la porte de sortie de la galerie grâce à la rune dont vous connaissez dorénavant l’usage.
2) Tenter votre chance dans l’une des portes de cellules.

HJ:
 
 
 
Âdhya Turvin

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Nationalité: Inde Inde
Don/Rune: Tuzem
Allégeance: Inconnue

Lun 15 Aoû - 0:02

Comment était-ce possible ? Comment tout ceci était-il possible ? Tout semblait tellement irréel ! Était-elle en train de rêver ? Non, elle se sentait pourtant plus réveillée, alerte et consciente que jamais.

La lourde porte s'ouvrit en un grincement strident. C'était improbable, pourtant dans son fort intérieur, quelque part, Âdhya avait su que ceci se produirait. C'était une sensation indescriptible, une sorte de foi inébranlable.
Lorsque la porte s'ouvrit, la jeune femme ne fut étonnamment pas surprise. Elle se contenta d'attendre quelque secondes en tendant l'oreille et de sortir en jetant un regard furtif dans le couloir. Celui-ci était immense et dévoilait de nombreuses cellules similaires à la sienne.
A l’extrémité de cette galerie, Âdhya pu apercevoir une nouvelle porte en bois. Sans réfléchir, la jeune femme à se dirigea à pas feutrés dans cette direction. Elle ne cessait de jeter des petits regards derrière elle, dans la crainte de voir quelqu'un l'arrêter dans sa fuite. Alors qu'elle atteignait la porte en bois, une idée lui traversa l'esprit. Et si toutes ces cellules enfermaient des prisonniers comme elle ? Âdhya posa sa main sur la porte mais jura intérieurement. Elle ne souhaitait qu'une seule chose, prendre ses jambes à son coup et se tirer de cet enfer. Et c'était précisément alors que la sortie lui tendait les bras que sa conscience s'amusait à la titiller. Merde !

La jeune femme se retourna face au couloir.
Merde ! Elle décida de soulager sa conscience en ouvrant une seule cellule. De plus, libérer quelqu'un lui ferait probablement un allié de poids pour son évasion.

Âdhya se tourna vers la première porte à sa gauche, non loin de la sortie et se concentra pour répéter le mot prononcé précédemment.

" Tuzem..." murmura t-elle du bout des lèvres.


 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mar 6 Sep - 17:41

Et une fois encore, l'exploit se réitère. La porte grince, puis vous entendez le loquet de la serrure sauter. Brillant.

Vous pénétrez après avoir poussé la porte dans une cellule semblable à celle qui fut la vôtre. Là, étendu au milieu de la cuve à fond plat, transpercé de perfusions presqu'organiques, un jeune homme a les yeux ouverts mais n'est pas conscient. Il "regarde" le plafond, sans qu'aucun souffle ne traverse son corps.

Une brève inspection vous apprendra qu'il porte lui aussi un symbole sur le poignet. Elle est différente de la votre. Celle-ci ressemble à une fleur dont les pétales, penchés sur la droite, seraient en fait trois branches.

Le réveiller ? Passer son chemin... ?

 
 
Âdhya Turvin

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Nationalité: Inde Inde
Don/Rune: Tuzem
Allégeance: Inconnue

Mar 29 Nov - 10:24

Âdhya regretta aussitôt son geste. Pendant un instant, elle avait espéré que la pièce soit vide. Elle aurait pu alors laver sa conscience et partir d'ici à toutes jambes. Mais non il avait fallu que quelqu'un y soit attaché. Tout comme elle auparavant.

Âdhya regarda le plafond en jurant en silence. Il ne fallait pas trainer. Elle entra dans la pièce et s'approcha du jeune homme. Un symbole était également tatoué sur son poignet, mais il était différent de celui d'Âdhya. Le jeune homme avait les yeux ouverts mais ne semblait pas conscient. Était-il mort ? Non il n'en avait pas l'air. Depuis combien de temps était-il là ?
La jeune femme attrapa les perfusions et les arracha comme elle l'avait fait pour elle-même quelques minutes auparavant. Puis elle leva une main et l'abattit violemment sur la joue du garçon pour le faire réagir. Elle l'attrapa par les épaules et le secoua un instant.

" Réveille toi ! " murmura t-elle.
Puis sans attendre, elle glissa sa main gauche dans son dos en passant le bras du garçon sur ses épaules. Elle attrapa la main du jeune homme sur son épaule droite et le serra fermement au niveau du torse avec son bras gauche. Ainsi elle avait suffisamment de prise pour aider le garçon à se lever et à marcher. Courir allait clairement poser un problème.
On aviserait en temps voulu.

Arrivé près de la porte, Âdhya murmura:

" Tu sais où est la sortie ? ", avec le mince espoir d'entendre une réponse positive.


HRP:
 
 
 
Lui
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Lun 5 Déc - 23:31

Aucune réponse de la part de votre petit camarade, dont le regard reste vide de toute émotion. Pourtant, il respire, vous sentez son diaphragme se contracter sur votre dos. Mais peu importe, vous n'avez pas toute la journée devant vous, alors vous avancez vers la fameuse porte qui ferme le couloir.

Non sans remords de laisser derrière vous une quinzaine de pauvre malheureux, vous décider de l'ouvrir. Vous utiliserez le même tour que pour ouvrir votre cellule.

Vous entendez le loquet bouger, et vous voilà libre... ou plutôt engagée dans un nouveau couloir aux dimensions sensiblement identiques, mais à l'allure entièrement différente. Si les vieilles pierres et les fuites d'eau constituaient votre précédent environnement, ici, il semble évident que les lieux ont subi une renovation. Sans être flambant neuf, le couloir est plus propre. Le sol est carrelé, le plafond aussi, et des appliques bleutées éclairent les murs, dégageant un halo semblable à un rayon ultraviolet.

Au bout, une porte coupe feu semblable à celles qu'on peut trouver dans les hôpitaux. Et entre vous et elle, une successions de portes. Ces dernières n'ont plus l'allure de cellules, et elles sont percées d'un hublot transparent.

Vous entendez par ailleurs en fond un bruit étrange, il vous semble à la fois familier et hors de contexte : comme des bulles qu'on injecte dans l'eau.


HRP:
 
 
 
Âdhya Turvin

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Nationalité: Inde Inde
Don/Rune: Tuzem
Allégeance: Inconnue

Dim 29 Jan - 15:15

Le garçon ne répondit pas, et son regard témoignait de son inactivité cérébrale probable. Âdhya fut tentée de le lâcher là tout de suite et de l'abandonner derrière elle, mais ce regard vide lui fit plus de peine qu'elle ne voulait bien se l'admettre. Elle reprit donc sa marche lente dans ce couloir glacial. Elle ouvrit la porte en murmurant le même mot étrangement familier mais pourtant si dénué de sens. La lourde porte pivota avec une pression de sa main droite et Âdhya sentit ses épaules s'affaisser en découvrant un autre couloir.

" Y en a marre... " siffla t-elle entre ses lèvres pincées en soupirant.
Pourquoi avait-elle naïvement espéré que la porte mènerait vers une sortie à l'air libre ? Elle savait que ça ne serait pas le cas, mais n'avait pas pu s'empêcher de rêver à cette option.

Le couloir derrière la lourde porte n'avait plus rien à voir avec celui dont elle venait. Les murs avaient été rafraichis, le sol était nickel et la lumière au plafond était dispensé par des néons bleutés. Les portes de part et d'autre du couloir semblaient de meilleure qualité et des hublots de verre permettaient de jeter un œil à l'intérieur des cellules. Si cellules il était bien question.

Âdhya agrippa un peu mieux le garçon qu'elle tenait contre son flan et qui commençait à glisser contre elle.

" Accroche toi, Nono1 on va s'en sortir. " lui glissa t-elle à l'oreille.
Ce mensonge était autant destinée à elle-même qu'au garçon. Comment pouvait-elle affirmer qu'ils allaient s'en sortir. Elle ne savait pas où elle était ni dans quel pays, ni depuis combien de temps. Ses souvenirs étaient flous et les derniers évènements qu'elle croyait avoir vécu semblaient être irréels et factices.
Mais quoi qu'il en soit, cet encouragement, même naïf et irrationnel lui redonna un peu de courage.

Âdhya s'approcha de l'une des portes et jeta un bref regard à travers le hublot.


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Lui
Maître du Jeu
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Mar 14 Fév - 14:20

« Nono » ne répond pas. Vous sentez son souffle, mais son esprit reste toujours inaccessible, verrouillé. Comme ci son corps fonctionnait, mais qu’aucun esprit n’y habitait.

Votre regard au départ bref à travers le hublot se transforme en une inspection minutieuse de la pièce qui se trouve derrière. Vous pénétrez dans la pièce plongée dans une pénombre bleutée. Elle est vaste, carrelée. Alors que vos yeux s’habituent petit à petit à la lumière, vous distinguez la forme d’une dizaine de grands conteneurs en verre, d’environ 1 mètre de largeur sur 3 de hauteur.

Ils sont connectés entre eux par des câbles qui vous rappellent ceux qui vous traversaient le corps lorsque vous étiez prisonnière de ce bain étrange, dans votre cellule. D’ailleurs, un liquide semblable à celui qui vous immergeait remplit les cuves de verre. Des bulles remontent vers la surface des conteneurs, dans un bruit caractéristique.

Vous inspectez plus en détail l’une des cuves, tentant de comprendre leur utilité, et vous remarquez alors une silhouette se dessiner à l’intérieur. De quoi s’agit-il exactement, vous n’en avez aucune idée. Vous percevez les contours du corps d’une femme, ses cheveux longs flottant dans l’eau, ses mains délicates inanimées. Mais par endroit, sa peau blanche semble craquelée, lacérée, perforée d’une matière reptilienne, lézardesque. Dans son dos, des excroissances formées de deux membranes semblent avoir percé. Vous tentez d’apercevoir son visage. Soudain, vous êtes frappée par ses yeux, félins, jaunes, à l’iris incurvé et sauvage. Ils vous regardent, ils vous observent, sans cligner, sans s’exprimer.

Et alors vous comprenez. Cela vous semble clair, limpide. Vous tenter d’apercevoir la rune sur son poignet pour vous en convaincre. Oui, elle est bien là, quoiqu’un peu effacée. Cette créature en gestation, c’est vous. Ou plutôt, c’est une Lector, qui, comme vous, a été amenée dans ce centre. Comme vous, elle a été placée dans une cellule individuelle, dans laquelle vos bourreaux lui ont injecté des pensées visant à tester son esprit puis à le détruire. Comme vous, elle a été mise à l’épreuve dans des situations la faisant réagir aux 7 péchés capitaux.

Oui, tout cela vous semble évident maintenant. C’est votre orgueil qui a été testé lorsque cet homme vous a demandé d’estimer le prix des tableaux que vous peignez. C’est votre avarice qu’on a évaluée lorsque le voleur de sac à main vous a proposé de partager l’argent qui s’y trouvait. C’est votre envie qu’on a analysée lorsque vous avez été confrontée à Margaux, au parcours sensiblement similaire au votre, mais correspondant davantage aux codes de réussite sociale. Enfin, c’est votre luxure qu’on a mise à l’épreuve lorsque l’ami de Margaux est devenu votre amant.

C’est ainsi que vos bourreaux s’y prennent pour identifier les failles de votre esprit, s’y insinuer, et le consumer avant de commencer la mutation physique. Mais la vigueur de votre mental et votre force de caractère vous ont fait prendre conscience de la réalité biaisée qu’on vous infligeait. Votre véritable nature, celle d’une Lector prise au piège a refait surface, perçant l’illusion et vous ramenant au réel, aussi terrible soit-il. Vous avez échappé au pire. « Nono », et cette femme face à vous, ainsi que tous les autres Alteris endormis et créatures difformes de ce centre n’ont pas eu votre chance. Eux sont condamnés. Vous le savez.

Une larme perle si votre joue. Vous vous sentez perdue. Vous vous sentez en colère. Mais vous êtes aussi résolue. Résolue à trouver la raison de ces mutilations. Résolue également, à recouvrer votre mémoire, à savoir comment ces salauds ont pu mettre la main sur vous. Et surtout, vous vous sentez puissante. Ces runes, que vous voyez sur le poignet de cette femme, sur celui de Nono, et sur le votre, vous les visualisez tout à fait maintenant. Elles forment une constellation dans votre esprit, et vous êtes prête à les utiliser avec justesse. C’est votre instinct qui vous le dicte, il rugit en vous comme un second cœur qui bat à toute allure.

HJ:
 
 
 
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