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 04- Appartement & Atelier de Matrim Damodred (Paris)

 
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Le Créateur
Admin
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Ven 11 Juil - 15:55

Une grande partie de l'appartement de Matrim lui sert d'atelier, la partie la plus éclairée. Le reste est plus classique, bien qu'assez design.



Dernière édition par Le Créateur le Sam 7 Avr - 21:19, édité 4 fois
 
 
Séverin Libert

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Dossier de renseignement
Nationalité: Suisse Suisse
Don/Rune: Pyrokinésie
Allégeance: Inconnue

Sam 29 Aoû - 21:42

A force de repousser la prise de réservation, j'ai failli ne plus avoir de place dans le TGV que je voulais, celui de la fin de matinée. C'est pas passé loin de devoir prendre une 1ère classe, mais comme d'hab j'ai eu de la chance. Restait 2 places en seconde. Je suis tombée à côté d'une étudiante québecoise qui rentrait sur Paris pour ses études après une visite à des amis et avec qui j'ai sympathisé et tapé la discute tout le trajet. On s'est échangé nos mails, au cas où, et je lui ai promis de venir la voir à Québec une fois qu'elle y serait. Devant moi, une mère et son fils de 7 ou 8 ans qui s'est empressée de me demander la permission de squatter ma prise électrique pour brancher son portable. Je m'en fichais, j'avais pris de quoi lire; le second tome du "Nom du vent", un beau morceau d'1kg 200 et 782 pages. Promis, j'ai vérifié. Accessoirement un des bouquins de fantasy pour lequel je fais le plus de pub quant on m'en demande un bon. Bref, le trajet de 4 heures a passé très vite et je n'ai même pas eu besoin de lire.

Arrivé en gare du Nord, j'ai vérifié l'adresse sur Google map avant de m'enfiler dans le métro. Si il y a bien un truc, à Lausanne, que je regrette, c'est ça : le métro. C'est quand même super pratique et puis, qu'est-ce que c'est bon marché ! A chaque fois, y a pas moyen, je vérifie trois fois le prix affiché pour être sûr de ne pas me tromper. Je n'ai pas cherché trop longtemps à travers les rues pour arriver là où je devais aller. Après tout, mon légendaire sens de l'orientation est bien connu ! Je rangeais mon téléphone et son pote Google dans ma poche et observais le quartier. Sympa. D'un mouvement de l'épaule, je réajustai la bandoulière de mon sac et m'avançais vers l'entrée. Bah quoi, j'allais pas me trimballer avec une de ces horribles valises à roulettes ?! Pratique, soit, mais elles heurtent fortement mon sens de l’esthétique. Ca fais beauf, y a pas moyen.

La porte de l'immeuble ouverte, je vérifiais les noms des habitants, simple acquis de conscience, puis je m'enfilais les marches jusqu'à...


*C'est là.*

Je posais mon sac, m'étirais un bon coup - car oui, le sac sur l'épaules ça fais aventuriers, mais côté pratique je dois avouer qu'il y a des désagréments, soit la bandoulière qui scie l'épaule. On ne peut pas tout avoir. Puis je sonnais. Et attendis.
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Sam 12 Sep - 17:11

Personne ne vous répond.

A vrai dire, vous entendez de la musique derrière la porte, très forte. Elle couvre certainement le bruit de la sonnette.

Bande son:
 
 
 
Séverin Libert

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Nationalité: Suisse Suisse
Don/Rune: Pyrokinésie
Allégeance: Inconnue

Mar 15 Sep - 21:05

Sonnerie. Rien. A travers le panneau de la porte, j'entends de la musique - à coin. J'ai du mal à reconnaître, mais c'est sympa. Je lâche un soupir, bon, c'est pas que j'aie que ça à faire, mais poireauter derrière une porte, c'est pas trop mon dada. Je re-sonne, en laissant le bouton appuyé longtemps, espérant me faire entendre. J'ai pas trop d'espoir, je fais pareil chez moi et même si je le voulais, j'entends pas la voisine qui viens se plaindre. Un bon point d'ailleurs. Du coup, si mon futur coloc est pareil que moi, je ne me fais pas trop d'espoir quant au succès de la sonnette.

J'attends encore pas loin d'une minute, re-re-sonne pour la forme. Et à nouveau, rien, nada, que dalle, et je commence à me sentir très con devant cette porte fermée. Et je le serais encore plus si un voisin passe. Comme je ne vais certes pas y passer la nuit, je sors mon téléphone portable de ma poche et entreprends de le laisser sonner au numéro que j'ai désormais grâce à notre échange de texto. Mon portable s’arrête après 3 sonneries. Je jure intérieurement en vouant les opérateurs, les constructeurs et tout le toutim au diable. Encore ! Depuis la dernière mise à jour système, il ne tient pas plus d'un jour en veille avant que la batterie ne flanche... Je vous jure, ça me rends dingue. Et forcément, comme la prise dans le train était squattée, j'ai pas pu le recharger. J'ai une furieuse envie de l'envoyer valser en bas de la cage d'escalier, mais le souvenir de son prix d'achat (une blinde) me fais vite oublier cette pulsion. Bon. And now ?

La musique est toujours la seule à me tenir compagnie sur mon palier. J'ai pas le choix. J'empoigne la poignée et la tourne, en espérant que ça s'ouvre.
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Dim 20 Sep - 10:07

La poignée s'ouvre. Vous pénétrez dans un charmant studio. Vous êtes toutefois frappés par une forte odeur de souffre, lorsque vous prenez votre première respiration.

Vous progressez dans le studio jusqu'à arriver dans le "coin chambre". Vous découvrez alors une scène terrible. Vous reconnaissez le jeune homme qui avait posté l'annonce de couch-surfing, gisant sur son lit, visiblement sans vie. Une boîte de médicaments traine sur la table de nuit.

 
 
Jake Noxious

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Nationalité: France France
Don/Rune: Electrokinésie
Allégeance: Inconnue

Dim 20 Sep - 12:47

Il faisait nuit noire. Les lampadaires peinaient à éclairer la rue parisienne et plusieurs zones d'ombres pouvaient paraître inquiétantes pour qui avait de l'imagination à revendre.
Jake marchait les mains dans les poches, sans vraiment trop regarder où il mettait ses pieds, préférant lever la tête pour vérifier qu'il allait dans la bonne direction. Si bien qu'il faillit dire bonjour au trottoir de très près plus d'une fois.

Une énième fois, il sortit les photos du cadavre de sa poche et les regarda un instant avant de les ranger à nouveau. Il les avait récupérés des mains d'Emilien avant qu'ils ne se séparent, cela lui servirait plus qu'à son ex-collègue.
Jake ne cessait de se demander comment il allait s'y prendre pour évoquer le sujet avec ce Damodred. Emilien lui avait parlé d'un atelier, sans doute un artiste. Il soupira. Il allait faire ce qu'il faisait de mieux, improviser.

Cela faisait un moment déjà qu'il marchait et il finit par se rapprocher de sa destination. La résidence de Matrim Damodred était à quelques mètres de lui.
Lorsqu'il arriva près de la porte, un détail inhabituel attira son attention: elle était ouverte. Jake se fit méfiant, son bras gauche se serra légèrement contre son manteau, à l'endroit où son katana reposait dans sa poche.
Une musique se faisait entendre dans l'appartement et une petite odeur de souffre commençait à faire son apparition. Sans plus attendre, Jake entra, décidé à comprendre la situation.

Ce qu'il vit le surpris. Mais, habitué à ce genre de situation, il reprit vite contenance.
Un homme aux cheveux mi-longs se tenait dos à lui, le regard apparemment rivé sur le cadavre de ce qui semblait être le propriétaire de l'appartement.
Une main sur la garde de son arme, cachée sous son manteau, il interpella l'homme:


-Vous là, qui êtes-vous? Et expliquez moi ce qu'il se passe ici s'il vous plait, j'ai eu une loooongue soirée et je commence à être fatigué, alors j'exige des explications. Maintenant!

Il avait prononcé le dernier mot avec autorité pour bien faire comprendre qu'il n'était pas là pour rigoler.

*Non mais.*
 
 
Séverin Libert

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Nationalité: Suisse Suisse
Don/Rune: Pyrokinésie
Allégeance: Inconnue

Dim 20 Sep - 14:23

Ok. La porte est ouverte, ça me rassure. Je ne vais donc pas passer la soirée dehors à poireauter. Je la pousse lentement, reste quelques instants à écouter, puis l'ouvre en grand et fais un pas à l'intérieur en fronçant du nez : drôle d'odeur. J'appelle à voix haute, espérant dépasser le niveau sonore de la musique.

- Hého ! Y a quelqu'un ? C'est Séverin, je viens pour le logement ! Hé !

Bon. Je ne vois personne et personne ne réponds. Je commence à en avoir gentiment marre, et d'un autre côté une pointe d'inquiétude m'assaille sans que je ne lui aie rien demandé. Je repousse la porte derrière moi sans la fermer tout à fait et entre dans l'appart. En fait d'appart, c'est plutôt un grand studio avec, de ce que je vois, une large zone atelier. Effectivement, mon contact est un artiste. Mais où est-il ? La visite va être vite faite. Trop vite fait à mon goût quant je découvre mon ex-futur hôte étendu sur son lit et dans une pose qui ne me dit rien qui vaille... J'ai l'impression désagréable d'avoir été subitement transféré dans une scène de film sans qu'on m'en avertisse. D'après la photo de son profil, c'est lui, sans aucun doute. Mais sa position globale et son immobilité ressemblent trop à tout ce qu'on voit dans les films pour que je n'aie pas d'autres pensées que *Il est mort ?!* qui me vienne en tête. D'ailleurs, c'est à peu près la seule pensée cohérente qui me traverse l'esprit, puisque je reste stupidement debout à deux pas du lit, mon sac sur l'épaule, choqué, en essayant de reprendre mes esprits. Je suis sensé faire quoi dans un cas comme ça ? Ah oui, appeler à l'aide - mon téléphone est mort, voir si il est encore vivant déjà, idiot, ça c'est logique, 'tain, mes cours de samaritain comment ça allait déjà... Et les voisins ? Merde, c'est pas ce qui était prévu...

J'en suis là, mes idées se bousculant et me laissant l'impression d'avoir de la marmelade à la place du cerveau, incapable de réfléchir de manière posée, lorsqu'une voix tonne dans mon dos. Le niveau des battements de mon coeur a un pic douloureux tandis qu'un flot de panique déferle en une seule vague pour me faire perdre le reste de moyens qui me restaient. C'est pas mon jour. Je me retourne pour apercevoir le possesseur de la voix, un type qui du premier coup d'oeil, me fait penser que c'est pas le genre à emmerder, il a l'air d'avoir du répondant.


- C'est pas moi je viens d'arriver ! Je crois qu'il est... qu'il est...


Je me retourne à demi vers le lit en n'arrivant pas laisser sortir le mot. D'instinct, j'ai levé les mains vers le gars, paumes ouvertes, en signe d'apaisement. Je sais pas qui est ce type, mais j'ai aucune envie d'avoir des ennuis, malgré la petite voix insidieuse qui me souffle que c'est un peu tard.


- J'venais pour qu'il m'héberge, mais ça répondait pas, alors j'ai ouvert, et...
- je laisse passer 2 secondes de blanc - Vous êtes qui, vous ..? Faut appeler des secours !

Miracle, j'ai réussi à sortir un truc pas trop con. Je crois. En plus, la présence de l'inconnu, qui que ce soit, va m'éviter d'avoir à m'en charger. Je le regarde sans savoir quoi faire en attendant qu'il prenne en main la suite des opérations.
 
 
Jake Noxious

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Ven 2 Oct - 22:53

L'homme semblait apeuré, à la limite de l'affolement. Jake le regarda droit dans les yeux pendant qu'il se justifiais de sa présence ici.

*Hmmm, il n'a pas l'air dangereux dans l'immédiat. Pas lui qui a fait ça j'imagine. Mais je vais garder un oeil sur lui, au cas où.*

Il relâcha sa prise sur son katana et se redressa. Toujours en fixant l'homme, il pris conscience d'une chose qu'il venait de dire et qui, dans l'instant présent, était tout sauf idiote. Avec empressement il attrapa son téléphone portable et composa le numéro des urgences.

- Allo? Ici Jake Noxious....oui l'ancien flic....non, pas en service à nouveau, écoutez moi plutôt....BREF! J'ai un homme en très mauvais état devant moi, on a besoin de vous immédiatement!...

Après avoir donné l'adresse il se concentra à nouveau sur la scène.
Des médicaments étaient restés posés sur la table de chevet, laissant penser à un suicide. L'homme, Matrim Damodred semblait-il, était allongé sur son lit, le regard vague et dans le vide.


*Et merde..*

Il se retourna vers l'homme encore debout, il semblait totalement perdu.

- Ne vous inquiétez pas, tout ira bien. J'ai...l'habitude. Mon nom est Jake, et vous?

Il se releva et se tint droit devant son interlocuteur, le visage bienveillant. Jake tendit une main et tapota l'épaule de l'homme afin de le rassurer un peu.
 
 
Séverin Libert

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Lun 5 Oct - 13:18

*Un ancien flic, hein ? Avec une dégaine pareille... Qu'est-ce qu'il fout là, justement à ce moment, par hasard ? Fais gaffe mon vieux, c'est pas très net tout ça*

Pendant que l'autre téléphone, je laisse retomber mes bras le long de mon corps, retiens mon sac d'une main - il devient lourd, à force, mais je ne vais pas le poser - et écoute sagement en me faisant tout petit. Je tourne la tête parfois derrière moi, vers celui qui aurait dû venir m'ouvrir la porte... Raide, mort ? C'est donc ça un cadavre ? Je n'arrive pas à me faire à l'idée que c'est réel, ça ne le parait pas du tout. J'ai l'impression d'être spectateur d'un film plutôt moyen avec des rebondissements bâclés. J'attends qu'il aie fini son coup de fil en réfléchissant. Comment je vais faire pour la suite ? Si je me fais pas embarquer... faudra que je trouve un autre logement, pas les moyens pour l'hôtel plus d'une ou deux nuits. Et pour demain, le rendez-vous, est-ce que c'est une bonne idée juste après ça  ? En bref, j'essaie de penser à autre chose, mais ce mec qui fixe le plafond derrière moi commence à me rendre nerveux. Je veux dire, pas paniqué non, juste nerveux, mal à l'aise. Maintenant que quelqu'un est sur le coup, je me sens nettement plus zen, globalement, sachant que ce n'est pas à moi de gérer; mais si je pouvais être ailleurs j'aimerais autant.

- ...Jake, et vous?

Je sursaute un coup en sortant de mes pensées et tourne la tête vers la main qu'il a posé sur mon épaule tout en fronçant les sourcils. Non mais, c'est quoi ce paternalisme à la con ? Je m'écarte d'une saccade, j'ai horreur de ça et on peut pas dire qu'il soit mon genre.

- Séverin Libert, et j'ai l'air de m'inquiéter ? Je viens de trouver un cadavre, merde ! ... Et évitez de me toucher comme ça si ça vous dérange pas, on se connait pas.

Puis je fixe mon vis-à-vis qui viens de se présenter sous le nom de Jake d'un air intrigué.

- C'est quoi la suite du programme ? On attends les flics et l'ambulance j'imagine ?

Je laisse un blanc de quelques secondes avant de reprendre.

- Et d'ailleurs, comment ça se fait que vous débarquez pile au moment où... enfin, qu'est-ce que vous faites là, vous ?
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mar 13 Oct - 13:48

Brisant le silence qui s'est installé, une voix dans le téléphone répond. Le service des urgences à pris en compte votre demande, et après que vous lui ayez donné l'adresse et quelques détails sur la condition de l'homme, ils décident d'envoyer une ambulance. Ils devraient arriver sous peu, accompagnés des forces de l'ordre.
 
 
Jake Noxious

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Nationalité: France France
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Sam 24 Oct - 22:05

*Sec. Je vais pas chercher plus loin, ça ne sert à rien avec les gens comme ça. T'as l'habitude. Aller, on reprend!*

Jake commença tout d'abord par ranger son portable et se frotta les mains. Une grooooosse nuit s'annonçait.

- Je travaille avec la police, je suis ex-flic et un ami à moi a besoin de mon aide pour une enquête. Un cadavre a été retrouvé noyé dans une sorte de sarcophage. Il semblait que la victime avait un lien quelconque avec Damodred. Je ne connais pas cette famille, mais je trouve personnellement que ses membres ont une prédisposition à décéder tous d'un coup. Il va falloir qu'on se dépêche de trouver le reste de la famille pour leur annoncer la nouvelle. Et oui, on va attendre l'ambulance et les flics, mais d'abord, on va vérifier s'il est vraiment mort. Parce que s'il y a un moyen pour qu'il survive, je ne crache pas dessus.

À ses mots, Jake s'agenouilla à côté d'un cadavre pour la deuxième fois de la soirée. Enfin cela restait encore à voir, il posa deux doigts sur la carotide de l'homme posa son oreille sur son torse, cherchant un poul, une respiration, quelque chose qui lui dirait si l'homme était encore vivant ou non.
 
 
Séverin Libert

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Allégeance: Inconnue

Sam 24 Oct - 23:17

Je suis du regard le mouvement de Jake pour se diriger vers le lit. C'est le moment de s'en occuper, du pauvre gars ! D'un autre côté, je me répète certainement, mais qu'est-ce que je suis content que ce ne soit pas à moi de vérifier ça. Je n'ai plus qu'à attendre les secours, répondre à toutes les questions qui ne manqueront pas et certainement perdre des heures avant qu'on ne laisse partir. C'est à ce moment que quelque chose comme une prise de conscience froide et implacable me tombe dessus sans prévenir et ajoute une sourde angoisse au début de panique dans laquelle la situation m'avait plongé à l'arrivée de l'ex-flic : Primo, je ne sais pas si je vais être libéré de cette affaire avant demain, il y a quand même un probable mort dans l'affaire, c'est pas rien et je suis seul et premier arrivé sur les lieux. Deuxio, je ne sais pas où je vais passer la nuit et peut être même qu'on ne me relâchera pas et que j'aurai à passer la nuit dans une cellule. Tertio, j'ai un rendez-vous important le lendemain et à ce moment exact, je sais déjà que je ne serais pas à mon maximum - pour autant que je sois libre d'y aller ! Ca, ce serait vraiment la cata.

Je lâche mon sac sur le sol et cherche une chaise ou un fauteuil pour m'y laisser tomber tout en me rendant compte que je suis dans un sacré merdier. Chez moi, ça se passe toujours à retardement, ce genre de réaction. Mais là, maintenant que je suis sûr et certain que c'est bien la réalité - MA réalité, je dois virer pâle et je commence à me sentir un peu mal. Comme j'ai de plus une imagination débordante, j'envisage d'improbables scénarios dignes des plus belles séries B, histoire de ne pas changer de thème. Je ne tiens pas en place et me relève presque directement pour aller à la première fenêtre possible qui ne soit pas directement à côté du lit, parce que je n'ai aucune envie de m'en approcher, l'ouvre et prends un bon bol d'air frais, histoire de m'éclaircir les idées et, passant, de voir ou écouter si ces fameux secours sont en approche, pour autant qu'on soit du bon côté de l'immeuble. Laissant la fenêtre ouverte dans mon dos, je me retourne vers Jake.


- Et... A votre avis, ça va durer longtemps tout ça ? Non, parce que... c'est pas comme si j'avais des trucs importants demain, et je sais même pas où je vais dormir, à moins que vous ayez une idée sur ce sujet, parce que si je suis coincé ici c'est un peu votre faute...

Ou pas. En fait, c'est la faute du type sur le lit, ce fameux Matrim, mais je sais être de parfaite mauvaise foi sous le coup de l'émotion. En plus, je sais être parfaitement égoïste, également. Tiens, pour le moment, pas une seule fois je me suis encore demandé pourquoi il s'est tué justement ce soir. Je commence à peine à me poser la question. Pourquoi ce soir ? Et pourquoi tout court ? Et comment, pour quelles raisons ? Et ce que dit Jake n'est pas des plus rassurant non plus. C'est franchement bizarre. Le premier choc passé, je trouve que tout ceci s'avère au final des plus excitant, en fait, et je commence à me dire que je n'ai aucune envie d'en rester là sans en savoir plus.

- Et... C'est quoi cette histoire de sarcophage et c'était qui le cadavre ?
 
 
Jake Noxious

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Don/Rune: Electrokinésie
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Sam 7 Nov - 23:47

Il avait fait le geste de vérification plus par réflexe et pour rassurer l'homme que par réelle nécessité. Une telle dose de médicaments dans le sang ça ne pardonnais pas, il était impossible que Matrim soit encore vivant. D'autant qu'il pouvait très bien les avoir pris depuis des heures pour ce qu'ils en savaient. Il entendit une fenêtre s'ouvrir et vit Séverin respirer à fond l'air frais de la nuit.
Cet homme, il inspirait une certaine gêne à Jake. Il était étrangement froid et distant, très fier et finalement pas si sûr de lui. Un homme bizarre dans une ville comme Paris, ça n'était vraiment pas rare, il n'y avait qu'à voir Jake lui-même. Bien que jusqu'à maintenant l'ex flic n'ai jamais trouvé quelqu'un comme lui. Personne du même type d'étrangeté.

Jake eu soudain une idée, mais elle était dangereuse. Il regarda discrètement la paume de sa main.


*Peut-être que...avec mes pouvoirs je pourrais essayer de le ranimer...non, ça pourrait ne pas fonctionner, et Séverin risque de me voir. Rah! Mais je peux pas rester ici sans rien faire!
...
Bon tant pis j'essaye! Mais je fais ça discret.*

Il posa sa main sur le torse du jeune homme, juste au niveau du coeur, ferma les yeux et appela la force électrique qui courrait en lui et dans les piles cachées dans ses poches (toujours présente celles-ci, mais il faudra qu'il songe à en racheter plus tard, sa manipulation allait les vider) pour la projeter de sa paume directement dans le corps de Matrim tout en mimant un massage cardiaque.
 
 
Séverin Libert

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Dim 8 Nov - 17:26

Ok… Il n’avait pas envie de me répondre, ou juste pas entendu ma question. Ou l’état du mec sur son lit était plus important que ma petite personne… logique, après tout. De toute manière je n’avais pas envie d’une discussion, mais fallait que je parle. De n’importe quoi, juste pour gérer le stress. J’aurais parlé à un mort – et c’est presque ce que je faisais, d’ailleurs, haha… Si je laissais aller, passé le premier choc de surprise, fallait que je me concentre sur le fait de pas me laisser déborder ou j’allais complétement paniquer. Fallait que je m’occupe, que je parle, que je pense à autre chose, n’importe quoi pour détourner mon esprit du « truc ». C’était plutôt mal barré, je ne pouvais pas détourner les yeux du lit, du type étendu dessus et de Jake qui faisait de son mieux pour tenter de le réanimer. J’étais encore une fois vachement content qu’il ait débarqué, j’avais jamais suivi de cours de samaritain mais j’avais assez regardé la télé pour savoir qu’il tentait un massage cardiaque. Il me semble que, même si tout était perdu, c’était le truc de base que n’importe quel secouriste faisait en arrivant. J’avais aucune idée de si il avait une chance, mais j’étais subjugué par la scène. Je ne voyais d’ailleurs rien d’autre, j’avais jamais été du genre observateur et bon, vu les circonstances, qu’est-ce que j’aurais pu y voir d’autre ?

- Vous pensez qu'y a une chance ? Il est pas... mort ? Vous voulez que je sorte attendre les secours.. ? C'était un suicide hein ?


Je savais bien que c'était totalement inutile que je l'ouvre, mais je pouvais pas m'en empêcher. Par contre, plus ça allait, plus je me sentais pris par l’angoisse et plus je tendais l’oreille vers la fenêtre ouverte dans mon dos. Ils arrivaient ces put*** de secours ?! Je sais pas quel temps ils mettaient dans une ville comme ça, mais chez moi, c’était dans les 10 à 15 minutes, maxi. J’avais l’impression que ça faisait une éternité plus un petit tas que j’avais poussé la porte de cet appart. Qu’est-ce qu’ils fichaient ? Ca m’aidait pas à rester zen, même si je faisais tout pour – pour l’instant, ça tenait sur le fil. Une pensée subite m’arracha à la vision sur laquelle j’étais bloqué. Si je me laissais déborder par le stress, y avait un gros risque que je perdre le contrôle sur…

*Merde, merde merde… J’espère qu’y rien d’allumé dans le coin ! T’es con, t’es vraiment con, t’as même pas vérifié, espèce d’idiot ! *

Tandis que je me traitais intérieurement de tous les noms, mon regard passa sur tous les meubles visibles, et j’avançais vite fait dans la pièce en faisant le tour pour vérifier, séjour, cuisine… Si y avait une seule flamme vive, une bougie, une cuisinière à gaz allumée, allez savoir… C’était pas le moment que je dérape. Sous le coup de ce genre d’émotions, je ne savais que trop ce que ça pouvait donner et je doute que mon compagnon y comprenne quoique ce soit. Pas le moment de me donner en spectacle, tu parles, on va éviter l’incendie si possible. Là, je commençais à plus pouvoir gérer la panique et c’était ma faute. On rigole pas quand on sait qu’on peut faire flamber un immeuble juste à cause d’une seconde d’inattention… Du moins, c’est ce que mon imagination me renvoyait histoire de bien me faire flipper encore plus. J’en avais besoin, bien sûr, oui !
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Ven 13 Nov - 11:47

L'ambiance commence donc à être sacrément "électrique". Jack tente de réanimer discrètement le cadavre du jeune Damodred, en tentant de reproduire un électrochoc avec ses arcs électriques.

Séverin, lui, semble finalement céder peu à peu à la panique. Il semble faire les cent-pas dans l'appartement. En fait, il cherche à s'assurer que son Don ne s'exprimera pas de manière incontrôlée.

Alors que Séverin entre dans la cuisine pour vérifier qu'aucun appareil susceptible de faire dégénérer son Don n'est allumé, Jack profite de son absence pour intensifier l'usage de son pouvoir.

C'est alors que par la fenêtre ouverte, les sirènes d'une ambulance semblent enfin percer le calme de la nuit.

Mais l'heure de la salvation n'est pas encore arrivée. Alors que Séverin sort de la cuisine, il découvre avec le plus grand étonnement les petites lumières bleutés qui sortent des mains de l'ancien policier. Si le jeune homme semblait jusqu’ici à peu près à même de parer à toute crise d'angoisse, cette découverte subite provoque l'irréparable.

Au contact du Don de Séverin qui s'active à son insu, les arcs électriques se transforment, se combinent, et après un déluge sourd d'éclairs et de flammes une gigantesque boule de feu s'est formée.


Celle-ci reste en suspension au milieu de la pièce, et éclaire les visages des deux hommes d'une lumière mystique. Séverin et Jack restent quelques dixième de seconde bouche bée devant cette création à la fois intrigante et maléfique... qui grossit de secondes en secondes. Elle fait maintenant près d'un mètre de diamètre. En plus de gagner en importance, au moindre mouvement brusque, celle-ci deviendra incontrôlable.
 
 
Séverin Libert

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Sam 14 Nov - 20:45

Ok. Pas de bougies, check. Pas de cuisinière à gaz, check. Que dalle, ouf, je lâche discrètement un soupir de soulagement en ressortant de la cuisine, tout est sous contrôle, ça va se passer comme sur des roulettes. Je me sens mieux, là, carrément. Puis mon regard se pose sur Jack qui est toujours en train de... de ? Bon dieu mais qu’est-ce que c’est que ça ? Ce type a des étincelles qui lui passent par les mains… J’en reste complétement abasourdi; non, plus que ça, en fait, je chope un nouveau choc dont j’avais pas besoin, du genre à achever mon self control. Et c’est totalement ce qui se passe. Mon cerveau commute sur « off » et reste bloqué sur une demi-douzaine de questions que j’aimerais lui poser mais qui restent coincées en travers de ma gorge. Je sens la montée brusque et immédiate d’adrénaline qui me nargue en m’annonçant que je peux commencer à grave flipper sans moyen de retour – dont acte. Pire que tout, je sens un frisson familier qui me remonte le long de la colonne vertébrale, le picotement au bout des doigts, le début d’état second qui annonce une crise de, comment dire… de ça…

- Putain de bordel de merde…

C’est pas très recherché, soit, mais c’est tout ce  que j’arrive à articuler dans un murmure d’effroi en voyant le subit embrasement de l’oxygène que la combinaison des étincelles qui viennent de Jack et de mon foutu pouvoir qui n'en fais qu'à sa tête vient de créer sous notre nez. En quelques secondes, la boule de feu est véritablement devenue énorme… Plus que toutes celles que j’ai tentées de contrôler jusque-là, jamais j’ai osé aller aussi loin, de peur de… de… la vache, j’arrive plus à avoir une réflexion cohérente. Je reste fasciné par les flammes mouvantes qui flottent, volent, juste au centre de la pièce. C’est beau. Ca a quelque chose de pur, de grandiose, qui touche au divin. Impossible de détourner mes yeux de cette pure merveille flamboyante. C’est vraiment moi qui ai créé ça ? La peur se mêle à l’émerveillement tandis que je reste figé à ma place sans réel conscience de la réalité telle qu’elle est en ce moment présent. L’écho des sirènes dans la rue parviennent à faire revenir mon esprit à quelque chose de plus terre à terre, de bien plus pragmatique,  et me force à réaliser une chose qui pourrais (éventuellement) être importante : le feu est hors de contrôle dans un immeuble habité, dans une pièce où je me trouve, y a des gens qui vont arriver, ils faut pas qu’ils tombent là-dessus et on pourrait bien tous y rester. Je reçois une sorte de douche froide émotionnelle qui fort heureusement – j’espère, parvient à me tirer de cet espèce d’étrange état de choc. Je pourrais profiter de l’instant pour attraper mon sac et me barrer. Mais cette idée est repoussée dès qu’elle m’arrive en tête. Je peux pas faire ça. En fait, j’ai qu’une seule chose à faire : essayer de réparer la connerie.

Doucement, sans geste brusque, j’avance vers le monstre de feu qui continue à grossir – et promis, c’est pas ma faute si elle grandis ! Je lève les deux mains vers la boule, comme si je voulais la prendre par en dessous, offrant mes paumes ouvertes vers les flammes mais restant prudemment à 2 bons mètres de distance, je ferme les yeux et me concentre sur ma respiration pour me calmer, puis sur les flammes pour tenter de les ressentir et d’en reprendre le contrôle. Ca, c’est un truc que j’ai jamais fait. Pas comme ça. Pas avec une flamme de cette ampleur. Pas dans une situation d’urgence. J’essaie de faire le vide, d’oublier que j’ai jamais eu aussi peur, qu’y a un type qui me regarde et d’autres qui arrivent par les escaliers. Une part de mon esprit non utilisé doit être en train de prier tout ce qu'elle peut et tout le reste est entièrement focalisé sur le feu. Il faut absolument que j’arrive à dompter la boule de feu, la réduire, petit à petit, plus petit, jusqu’à la ramener à plus rien, l’étouffer au creux de ma main et n’en laisser plus qu’une fumée inoffensive… Je visualise à fond ce que je veux faire. Si j’y arrive pas, on est mal barré, très très très mal barrés…
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Ven 20 Nov - 22:12

Vous mettez beaucoup d'efforts pour contrôler cette fabuleuse et terrifiante création, La couleur de la sphère a changé. Elle est passé à l'orangé et dégage de plus en plus de chaleur. Elle vient maintenant chatouiller le plafond, absorbant une applique qui pendouille négligemment. Les plombs sautent immédiatement, et la pièce est maintenant éclairée par cette étrange aura orange. La tapisserie commence à prendre feu.

Bon, le bon côté des choses, c'est que la sphère a cessé de grossir. Votre self-control aura au moins eu cet avantage.

Du coin de l'oeil, vous remarquez un extincteur, à votre droite. L'artiste qui vivait ici avait peut-être pour habitude de travailler avec des matériaux dangereux, ou devant être chauffés/refroidis. Qu'importe, vous déciderez de tenter de vous en servir. En tentant de l'attraper, vous ferez tomber le porte-feuille de "feu" votre hôte. Une carte de visite volera alors jusqu'à votre chaussure et attirera votre attention.
 
 
Séverin Libert

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Dossier de renseignement
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Mar 15 Déc - 20:08

Non mais c’est n’importe quoi ces histoires ! Je suis à Paris, dans un appart inconnu, avec un macchabée inconnu, avec un inconnu ancien flic, avec un rendez-vous méga important, et il fallait qu’en bonus je me tape une perte de contrôle à cause d’un type qui fais des étincelles avec… avec… avec je sais pas quoi ! Je vais devenir dingue ! Pendant que j’essaie de régler le « petit soucis » incendiaire, mes pensées finissent par débloquer et défiler à cent à l’heure, le temps que j’arrive à constater que, pour tout arranger, je n’arrive pas à arranger les choses et qu’on va tous finir grillés ! Le seul bon point, c’est que personne ne saura jamais que c’est de ma faute, puisque toutes les preuves, quelles qu’elles soient, vont terminer en fumée dans bien trop peu de temps si personne ne fais rien d’intelligent pour l’empêcher… parceque c'est bien beau, mais le feu va se propager vite fait au reste de l'appart, là...

Je commence vraiment à m’affoler pour de bon et je cherche du regard n’importe quoi qui pourrait me donner une idée meilleure que celle que j’ai eu l’instant d’avant, ce qui veut dire n’importe quelle autre idée ! C’est là que je me sens vraiment très, très con quand, baissant les yeux, je m’aperçois que là, posé contre un coin du mur, contre une commode, y a un extincteur qui n’attendait que moi. Sérieusement… Je ne l’avais pas vu, con comme je suis. Bon, j’ai une circonstance atténuante, monsieur le juge. L’objet en question était derrière moi quand je suis rentré dans la pièce. Et puis… c’est pas ma faute à  moi si il est planqué ! Donc, relâchant mes efforts qui de toute manière n’arrivent pas à réduire la boulette en flamme, alors qu’il commence à faire vraiment, vraiment très chaud, et pas de la manière qui me plait habituellement, je m’élance vers l’extincteur alors que j’avais l’espoir, pendant un court instant, que Jake le ferait, trébuche contre le pied du meuble et fais tomber tout un fatras dont un porte-monnaie que je n’avais pas vu et qui déverse son contenu sur le sol. Pour compléter le tableau, en trébuchant contre le pied du meuble, j’ai fini par me retrouver quasiment à quatre pattes, me rattrapant de justesse au bord de la commode. Allez savoir pourquoi, alors que la maison brûle et que j’allais poser les mains sur l’objet de notre salut, je ne peux m’empêcher d’avoir l’œil attiré par le tas de cartes en vrac finissant de tomber sur le parquet droit devant mon nez.
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Jeu 17 Déc - 23:04

Une carte attire votre attention.
L'entreprise qui l'a fait faire y a mis les moyens : papier de bonne qualité, fines lettres d'or.

Vous y lisez les inscriptions suivantes :


Rebecca Frost
Fondation Novus
Institut de Paris
Place du Carrousel, le Louvre, Paris.


Il n'y a pas de numéro de téléphone. Enfin, a vrai dire vous n'avez guère le temps de vérifier : un rideau qui semble être en nylon vient de prendre feu, et se transforme en barre incandescente.

Ni une ni deux, vous mettez cette mystérieuse carte dans votre poche, et vous décidez à quitter l'appartement, en hélant Jack au passage.
 
 
Jake Noxious

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Sam 19 Déc - 1:39

Le massage cardiaque ne semblait rien donner, les chocs électriques non plus. Jake soupira. Derrière lui il entendait Séverin faire plusieurs aller et retours dans l'appartement.

*Bon, il à l'air sacrément...mort. Je pense que ça ne sert à rien de continuer. Et qu'est ce qu'il a à s'agiter dans tout les sens celui..*

Jake fut coupé dans ses pensées par un vrombissement soudain et une chaleur qui vint subitement picoter son dos et faire se redresser ses cheveux sur sa nuque.
Il fit volte-face et ses yeux s'ouvrirent en grand lorsque, devant lui, se mit à grandir une grosse boule de feu. Sans source apparente, elle lévitait au milieu de la pièce.
Jake ne bougea pas, comme hypnotisé par les couleurs rouges et dorés du feu qui obstruait son champ de vision et l'empêchait de voir ce que faisait Séverin.


*Qu'est ce que...? C'est pas moi qui fait ça, ça peut pas être moi... Moi je fais dans l'électricité, pas dans les flammes... Cela voudrait dire que...*

Il vit alors Séverin plonger au sol et renverser un porte-feuilles dont le contenu s'étala par terre. Le jeune homme fixa les cartes de visites tombées au sol et s'en empara d'une avant de se relever.
Jake reprit alors ses esprits et se rendit compte que ses éclairs couraient toujours sur le bout de ses doigts. Il pesta et secoua la main pour les faire disparaître avant de se mettre debout à son tour.
 
 
Séverin Libert

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Dim 20 Déc - 19:03

Alors que je reprend appui, les deux mains sur le parquet, je ne sais pas pourquoi mon regard est attiré par une des cartes de visites tombée du porte feuilles. L'espace de quelques secondes, j'arrive à en oublier l'incendie, l'appartement, le mort et Jake. Elle m'interpelle, cette carte. Comme si mon instinct avait surligné l'objet en trait rouge. Je la ramasse sans trop savoir pourquoi et alors que je me relève en l'enfilant dans la poche arrière de mon jeans, oubliant au passage ce pourquoi je venais de m'étaler, c'est à dire l'extincteur, je perçois du coin de l'oeil l'embrasement spectaculaire du rideau au coin opposé de la pièce qui ne va sûrement pas tarder à passer à autre chose. Là, c'est plus un extincteur qu'il faut, c'est les pompiers. Je ne suis pas spécialiste, mais je ne suis pas suicidaire non plus. J'avise mon compagnon figé sur place comme un idiot et je crie pour me faire entendre au delà des rugissements des flammes.

- Faut qu'on s'tire d'ici vite fait ! Jake !! On s'tire !


Ce faisant, je lui montre la porte, tant pis pour son enquête. L'instant d'après et après un détour en rasant le mur pour éviter la boule de feu centrale, je récupère mon sac devant le fauteuil qui, heureusement pour moi, est sur mon passage vers la sortie et je file au pas de course vers la porte sans vérifier un seul instant si Jake me suit ou pas. Je ne vais pas encore aller le prendre par la main non plus, j'ai d'autres chats à fouetter et me petite vie à sauver ! J'estime encore qu'elle a suffisamment d'importance pour ne pas la sacrifier pour un parfait inconnu, flic ou pas flic. Arrivé sur le palier, je m'arrête deux secondes le temps de repérer le bon sens et l'instant d'après, je dévale les escaliers quatre à quatre. Si tout va bien, je devrais déboucher dans la rue sans autre problème. C'est tout ce que j'espère à l'instant présent et c'est tout ce qui occupe mon esprit également. Sortir de là !
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Jeu 24 Déc - 1:19

Alors que Séverin dévale l'escalier suivi par Jake, ils croisent des ambulanciers, qui, ayant senti l'odeur du feu qui s'allume, ont accéléré le pas et prennent contact avec les pompiers, si bien qu'ils ne font même pas attention aux deux hommes.  

Alors que vous sortez enfin de cet immeuble, vous êtes saisis par la fraicheur de la nuit... plutôt avancée. Il est 4h30 du matin !

Il va falloir bouger rapidement, car se trouver à l'entrée d'un immeuble en flammes n'est jamais la bonne solution, quand on a des choses à cacher...
 
 
Jake Noxious

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Dossier de renseignement
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Jeu 24 Déc - 20:04

Quelques toussotements et grandes goulées d'air frais plus tard, Jake passa de la position penchée en avant les mains sur les genoux à celle, autrement plus digne, debout.
Il inspira longuement à pleins poumons et expulsa les particules de fumée encore dans son organisme dans un grand souffle. Ces dernières allèrent se perdre dans les rues de Paris et on n'entendit plus jamais parler d'elles.


*Pour le plus grand bien de mon système immunitaire.*

Il se tourna vers Séverin, lui portant alors un regard hésitant entre la méfiance, l'incrédulité et la fatigue.
(Ben oui, il était plus de 04h du matin, et avec la soirée qu'il avait eu, forcément. Même pour lui ça fatigue.)
Après un instant, il décida à la fois de prendre la parole et le chemin vers...en vérité il n'en savait rien. L'idée ce n'était pas "où" mais "loin".


- Aller, ramène toi, je ne penses pas qu'on nous laisse tranquille si l'on reste ici plus longtemps. J'imagine que tu as autre chose à faire que de passer les prochaines 48 heures en garde à vue.
 
 
Séverin Libert

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Dossier de renseignement
Nationalité: Suisse Suisse
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Ven 25 Déc - 20:51

J’avais en effet aucune envie de passer la moindre heure en garde à vue, ça c’était sûr ! Appuyé contre la façade de l’immeuble, je reprenais mon souffle par de grandes inspirations haletantes ; ma foi, je crois que j’avais jamais dévalé un escalier aussi vite. J’espérais bien ne pas remettre ça prochainement. Et je constatais aussi que le manque de sport, c’était mal. Je me promettais de remédier à ça dès que possible. En attendant, mon compagnon de malchance m’avait ôté les mots de la bouche, ce qui m’évitait d’avoir à le convaincre. C’était pas plus mal, je préférais de loin que l’idée vienne de lui, ça me facilitait la vie. Je le regardais, absolument pas convaincu que ce soit la meilleure chose à faire que de continuer à rester avec lui, mais je ne savais vraiment pas quoi faire d’autre et j’étais pas en état d’y réfléchir de manière posée. J’étais crevé, j’avais eu une longue journée et une nuit interminable. Et elle n’était pas encore terminée, en plus.  

- Un peu que j’ai autre chose à faire ! J’te suis !

Je ramassais mon sac miraculé du sinistre, le remettais d’une traction sur mon épaule et emboîterais le pas à Jack dès qu’il se bougerait. Pour aller où ? Aucune idée, et je ne pensais même pas à lui poser la question. N’importe où, loin, m’irait très bien pour commencer. Je ne me retournerais même pas vers le bâtiment qu'on venait de quitter.
 
 
Lui
Maître du Jeu
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Mer 6 Jan - 22:49

Vous vous éloignez donc, loin de la scène terrible.
Vous échouerez dans un petit café typiquement parisien alors que le soleil se lève. Croissants et café. Et même un petit passage aux toilettes pour avoir l'air de quelque chose pour l'entretien d'embauche de Séverin qui arrive.

Jack, de son côté, sera un peu décontenancé : après le père, mort noyé dans la Manche dans cet horrible cercueil de métal, c'est le fils qui est retrouvé mort dans son appartement...

C'est alors qu'un flash info vous surprendra tous les deux : le journaliste rapporte l'incendie, et l'évacuation de l'immeuble. L'incendie a été maîtrisé, mais aucun corps n'a été trouvé dans l'appartement en feu !
 
 
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04- Appartement & Atelier de Matrim Damodred (Paris)

  
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