AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  PlaylistPlaylist  SlackSlack  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

 | 
 

 12- Eglise Sainte-Flamme (Paris)

 
AuteurMessage
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Mer 19 Aoû - 13:10

La bâtisse d'origine, datant du huitième siècle, fut incendiée pas moins de huit fois. La dernière fois fut pendant les émeutes de la révolution. Mais les deux grandes tours qui la flanquent demeurèrent intactes à chaque fois. On la renomma Église Sainte-Flamme en 1796, à la fin des derniers travaux de restauration.



Bande Son:
 
Je suis le meilleur. Je suis le meilleur ! Sans déconner, vous ne trouvez pas que je suis le meilleur ? Grâce à un plan totalement improvisé, j'ai réussi à m'introduire dans l'une des expositions les mieux surveillées de Paris. Malgré leurs tours et leurs pièges, malgré l'armée de gardiens, malgré les Cerbères me traquant dans le parc entourant la fondation, me voilà devant chez moi, sans une égratignure, et avec mon butin sous le bras.

Après avoir atteint l'extérieur, ils m'ont en effet lâché les chiens aux fesses, ces cons. D'énormes molosses à trois têtes et cracheurs de feu. Suivis de près par leurs maîtres venus tout droit du royaume d'Hadès, armés de lampes torches à la lumière aveuglante, de kalachnikovs, cocktails molotovs, et autres objets menaçants dont le nom finit en -ov. De toute façon, les Russes sont toujours flippants. Sérieux, les méchants dans les films, ils ont plutôt un accent Russe ou Portugais ?

Bref, en sautant d'arbre en arbre, en me téléportant le moins possible, j'ai réussi à atteindre la périphérie du parc, et le toit d'un immeuble. J'évitais d'utiliser mon don, car je vous rappelle qu'il nécessite beaucoup de concentration. Dans la précipitation, j'aurai pu laisser un bout de moi-même sur mon chemin, et ça aurait été un beau gâchis. Après tout, je suis parfait. Je ne voudrais pas m'abîmer.

Bref, après m'être reposé quelques temps sur ce toit, j'ai reprit ma route. Et me voilà devant les portes de Sainte-Flamme. Le cœur gonflé de joie et de fierté. Mais c'est une situation commune, lorsqu'on est le meilleur. Je ne suis pas sûr que vous puissiez comprendre... Je profite de l'air frais du matin, et je danse presque de joie sur le chemin du retour, un morceau des Rival Sons dans les écouteurs. Le ciel commence déjà à s'éclaircir, le jour se lèvera bientôt. Comme pour le Rossetti, j'irai planquer ce tableau demain, en me levant. Enfin, tout à l'heure. Pour le moment, j'ai besoin de dormir. De recharger les batteries. Après une dernière inspiration, je monte les marches du perron, et pousse les grands battants de l'église.
[/justify]
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Mar 25 Aoû - 17:48

Vous pénétrez dans l'Eglise. Comme à l'habitude, le silence est roi. Votre hôte ne s'est pas encore mis à préparer son office, car la salle est déserte. Vous vous préparez à monter dans votre repère, lorsque soudain vous sentez une odeur étrange, inhabituelle, semblable à celle du souffre, et qui semble provenir de l'escalier qui mène à votre cachette secrète.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Jeu 27 Aoû - 13:35

Aucun signe du Padre. Il ne doit pas encore être levé. Je vais aller lui secouer les puces, à ce vieux cureton pouilleux. Il n'y a que lui qui ait pu me balancer. Si ce n'est pas le cas, ça veut dire que j'ai fait une erreur quelque part. Que j'ai laissé une piste à remonter jusque chez moi. Mais c'est impossible ! Je vais simplement aller planquer le tableau sous mon lit pour la matinée, le temps de prendre un peu de repos, puis j'irai réveiller Ernesto avant d'aller dormir, histoire d'avoir une petite conversation avec lui. J'irai bien dormir avant, mais si ce faux jeton s'éclipse encore toute la journée sans répondre à mes messages...

J'entre dans le sellier, sous mon appartement, et m'apprête à m'éclipser directement sur mon lit lorsque l'odeur me frappe. Une odeur étrange, que je n'ai jamais sentie ici jusqu'à présent. Elle me surprend tellement que je mets plusieurs secondes à reconnaître le souffre. Et ça vient tout droit de la crypte. Putain. Qu'est-ce qu'il se passe là dessous ? Je fais un aller retour éclair par mon perchoir pour y déposer le tableau. On ne sait jamais. Puis je descends à pas de loup l'escalier, avant d'entrer en silence dans le tombeau de l’Église Sainte-Flamme.
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Lun 7 Sep - 10:11

Rien à signaler, mise à part cette odeur, qui se fait de plus en plus diffuse, comme ci elle s'évaporait petit à petit...

Vous décidez d'aller vérifier le coeur de votre petit repère de pirate des oeuvres.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Mer 16 Sep - 18:03

   Plus discret qu'une ombre parmi les ombres, je descends l'escalier qui mène au caveau. Prêt à tout, je jette un œil furtif à l'intérieur et... rien. Personne. Mais toujours cette odeur de souffre. Elle semble venir des catacombes. Inquiétant. Je passe la grille et m'engage dans les couloirs plusieurs fois centenaires. Et glauques aussi. Surtout. J'avance à pas prudents. J'ai récupéré ma lampe torche. Obligé, sinon je n'y verrai rien. Mais je me prépare à l'éteindre au moindre rayonnement de lumière venant du fond du tunnel.

   Le plus important pour le moment est d'aller vérifier que ma planque est toujours... bah, planquée. J'avale silencieusement et rapidement la distance me séparant de mon butin.
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Dim 20 Sep - 9:59

Vous vous téléportez au coeur de votre jolie cachette, suspicieux, certes, mais plutôt confiant. Après tout, qui pourrait s'introduire dans cette salle aux 4 murs, et sans porte ?

Vous tombez de haut. Si certaines pièces sont bien présentes, vous remarquez immédiatement l'absence de certains autres éléments de votre collection, des scènes religieuses, des représentations bibliques, et surtout votre magnifique coup du Louvre, le Saint Graal de Rossetti.

En même temps, votre téléphone se met à vibrer. Vous venez de recevoir un flux d'actualité AFP France (auquel vous vous étiez abonné préalablement pour suivre les réactions à vos exploits) : la copie d'un tableau de l'irlandais Flavour O'Connor a été volé à la Fondation Louis Vuitton.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Lun 21 Sep - 18:38

J'avance à pas prudent jusque ma planque. Et je ne croise rien ni personne. Le mur monté par mes soins semble en bon état. Je commence à me détendre. Apparemment, personne n'est venu jusqu'ici. Ça semble logique. Personne d'autre ne connaît cet endroit. Peut-être que l'odeur étrange n'était rien de plus qu'une réaction chimique de la terre et des cadavres entassés dans ces catacombes. Par excès de zèle, direz vous, je me téléporte directement dans ma planque. Juste pour être certain que rien n'a bougé. Je cherche la batterie qui me permet d'éclairer l'endroit et...

-Aïeuh ! Mais merde, pas à chaque fois !

Je sautille sur place en me tenant le petit orteil gauche. Sans déconner, ça va quand même pas devenir une constante ! Après quelques secondes durant lesquelles ma classe naturelle en prend un sacré coup, je finis par éclairer les lieux.

-Qu'est-ce que... ?

Je reste figé d'effroi. Non seulement le Rossetti que je me suis donné tant de mal à... récupérer a disparu, mais avec lui une autre toile, plusieurs livres, des gravures, divers bijoux et objets culturels,  et même une partition. Au même moment, je reçois un message d'un flux d'actualité m'expliquant qu'une copie du tableau d'O'Connor a été dérobée à la Fondation Louis Vuiton. Une copie... Je me serai fait avoir ? Moi ? Malgré mes années d'expérience ?

-Bordel, je marmonne.

J'avance lentement vers la table centrale où repose encore un tas de pièces et d'objets précieux.

-Bordel ! Je hurle cette fois.

De rage, j'accompagne mon cri en envoyant valser la plupart des trésors amoncelés sur la table centrale. Qui ? Qui a bien pu faire ça ? Qui a pu me voler. JE suis le voleur. Le plus grand, le meilleur ! Qui a osé ?! Comment ? Comment est-ce que...

Je me rends compte en m'égratignant la main droite que je sers les poings à m'en percer la peau des paumes. Cette légère douleur me permet de retrouver un semblant de calme. J'inspire et expire profondément plusieurs fois, jusqu'à ce que je puisse à nouveau penser normalement. Navré que vous m'ayez vu dans cet état. Mais essayez de comprendre. On ne vole pas un voleur. Ça ne se fait pas, déjà, c'est très impoli, et encore plus quand il s'agit du roi des voleurs de cette ville. En plus, c'est la première fois que ça m'arrive, et ça me plaît pas du tout ! Mmmh ? Si je vais y réfléchir à deux fois avant de recommencer ? Ne dites pas de bêtises !

Bref, réfléchissons. Il doit y avoir des indices quelque part. Quelque chose pouvant me mettre sur la voie du « qui », du « comment », et du « pourquoi ». Je commence donc à ranger ma planque tout en la fouillant consciencieusement. La première chose que je remarque est que chaque objet manquant a une connotation religieuse, de près ou de loin. Ça, en plus de la lettre arrivée chez moi, où seules deux personnes savent que je vis, et qui m'a envoyé sur une diversion trop alléchante pour que je l'ignore... Tout semble indiquer ce putain de cureton ! Mais ne tirons pas de conclusions hâtives. Je m'occuperai du cas de cet enfoiré éventuellement innocent plus tard.

Pour l'instant, je continue de fouiller mon antre à la recherche du moindre indice qui pourrait me guider vers une personne, sa motivation, ou le moyen qu'elle a utilisé pour pénétrer ma planque. Un sourire carnassier sur les lèvres, j'ai retrouvé tout mon sang-froid.

-Je ne sais pas qui tu es, je murmure. Mais si tu veux jouer, on va jouer. Et c'est à moi de lancer les dés...
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Mar 29 Sep - 9:59

Vous ne trouvez rien.
Absolument rien.

Aucune trace d'effraction.
Seulement cette odeur de souffre qui s'est maintenant dissipée.

Plus qu'un voleur, il est s'agit visiblement d'un rival, ayant une capacité semblable à la votre...

 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Mar 17 Nov - 1:04

Je me hisse sur la table centrale, les pieds dans les vide. Penché en avant, les coudes sur les genoux, je croise les doigts, et fixe sans le voir l'un de mes tableaux restants. J'ai eut beau tout fouiller, retourner l'endroit de fond en comble, pas le moindre indice. Pas une trace d'effraction. Pas la moindre éraflure sur les murs, pas le moindre interstice dans lequel un cambrioleur pourrait s'être glissé. Il ne reste plus qu'une solution. Le criminel possède les mêmes dons que moi.

C'est une sacrée révélation. Même si je commençais à me douter que d'autres Sauteurs pouvaient exister, après mes recherches à l'INHA, ce n'étaient que des suppositions. Qui plus est, rien ne prouvait que plusieurs d'entre nous pouvaient exister à la même époque. Et voilà que sans prévenir, l'un d'eux s'invite chez moi. Sans avoir la courtoisie de se présenter. Bordel, on est dans un pays civilisé ou non ? Certaines manières ont besoin d'être réapprises. Seulement voilà : à qui ?


-Ma seule piste reste ce putain de cureton, qui est injoignable depuis ce matin.

Je regarde mon téléphone et me rappelle qu'il est presque l'heure du petit déjeuner.

-Depuis hier... Étrange coïncidence, je remarque, qu'il ne réponde plus juste le jour où je me fais piéger. Et voler.

Je ne sais pas ce qui est le plus insupportable. La perte de mes possessions, ou d'avoir été dupé. Vous le savez, je me considère comme quelqu'un de plutôt intelligent. En toute modestie bien sûr, je suis certainement l'un des plus esprits les plus vifs de notre siècle. Qu'on mette à mal mes capacités de déduction m'horripile au plus au point. D'un autre coté, on ne m'a volé que des pièces que je voulais conserver, bordel ! Mais bref, il est temps de se bouger.

Je saute de mon perchoir et m'étire. Je jette un dernier regard circulaire à la pièce, dans le maigre espoir que quelque chose, un détail, un indice m'aurait échappé. Mais rien. Je soupire en éteignant la batterie alimentant les lumières, puis me téléporte dans les corridors des morts. D'un pas vif, je me dirige vers la surface, et l’église Sainte-Flamme.

-Padre, on va avoir une petite discussion, toi et moi..., je murmure au néant.

Un sourire sauvage sur les lèvres, je pars à la rencontre de celui qui m'héberge.
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Ven 20 Nov - 22:27

Vous pénétrez dans les appartements privés de l'homme d'Eglise, sans prendre le temps de frapper (pourquoi le faire, après tout).

Vous vous étiez préparé à une sorte de confrontation. Et la scène que vous découvrez vous ramène à la réalité. Ernesto Padrito est en train de dîner, le plus simplement du monde.

Il ne lève même pas le regard vers vous.

Padrito a écrit:
Tiens donc. Voilà notre oiseau mystérieux. Comment va t'il aujourd'hui ? J'avais justement à vous parler. Prenez place.

Il fait un geste de la main devant lui pour désigner une chaise disposée sous la table à laquelle il dine.

Padrito a écrit:
Je souhaiterais que vous soyez un peu plus silencieux, là haut, pendant les heures d'office. L'autre jour, à l'enterrement de ce brave M. Laffite, les chants religieux ne parvenaient guère à couvrir le brouahah de votre musique, qui en plus d'être gênante n'est pas vraiment de circonstance. Je ne sais guère ce que vous trafiquez en haut et je ne m'en mêle pas mais respectez notre foi.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Lun 30 Nov - 2:25

Attablé devant Hanouna, le religieux ne daigne même pas lever les yeux vers votre illustre serviteur lorsque celui-ci entre dans la pièce. Comble de l'irrespect, voilà que je me fait rabrouer parce que ma musique est un peu forte ! Une leçon de morale ? Alors que cet espèce de vendu vient de me planter un couteau dans le dos ? Que dis-je, dans le cœur ! Faisant fi de mon amour immodéré pour mes possessions gagnées à la sueur de mon front, au prix de tours et stratagèmes tous plus ingénieux les uns que les autres, ce Bénédicte Arnold a osé me vendre au premier venu. Négligeant mes sentiments et me laissant désemparé tel l'amoureux transi délaissé par sa belle...

C'est une blague, je ne peux pas l'expliquer autrement. Un sourire amusé sur les lèvres, je tire la chaise qu'il me désigne, la retourne de façon à avoir le dossier devant moi, et m'y assoit en posant les bras sur celui-ci. Je vrille les yeux mornes et vides du prêtre, dénués de toute intelligence et réflexion. Mon regard pétillant et malicieux croise le sien, et mon sourire en devient gourmand. A quelle sauce vais-je le manger ? Après un instant de silence, je décide d'aller droit au but.

-On avait un accord, Padre.

Je marque une pause dramatique calculée. Afin qu'il réalise bien que je suis au courant. Et puis un peu aussi parce que ça fait toujours son petit effet.

-Qui est au courant ? je reprends. Qui sait où je vis ? Épargnez nous à tous les deux un temps précieux. Si vous parlez maintenant, je peux encore décider de simplement m'en aller, de vous laisser à votre petite vie misérable dont les enterrements sont les plus folles péripéties.

Je n'ai pas l'air menaçant. Au contraire, toujours souriant, accoudé à mon dossier, je donne presque l'air de m'amuser de la situation. Je ne sous entends pas que je le blesserai s'il ne dit rien. Non, la torture, c'est so 2012 ! Et puis ça manque cruellement de goût. Pourquoi blesser quelqu'un, quand on peut ruiner sa vie ?

-Alors ?
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Jeu 3 Déc - 17:51

Le "Padre" est d'une impassibilité remarquable. On dirait un gros chat un peu gribou, pas vraiment impressionné par vos petites tentatives d'intimidation. Il semble même ne pas les percevoir, à vrai dire.

Il se lève lourdement, vous donne une tape qui se veut douce dans le dos mais qui vous aurait presque déboité la clavicule, avant de se déplacer vers l'évier pour y déposer la vaisselle qu'il a utilisé.

Padrito a écrit:
Sacré garnement. Si on m'avait dit un jour que j’accueillerais un loustique comme vous, j'en aurais perdu ma soutane. Mais, il y a de la place pour tous dans la Maison de Dieu.

Quant à votre petit secret, mon bon ami, aucun mot ne s'est échappé de vos confessions, gardez-le pour dit. Oh, vous savez, j'ai appris des choses bien plus croustillantes que vos histoirettes, mais je ne suis que l'intermédiaire et c'est le Seigneur qui vous écoute lorsque vous vous adresser à moi au confessionnal.

Cela dit, il est vrai que quelqu'un est venu poser des questions à votre sujet, l'autre jour. Je vous en aurais bien parlé avant, mais n'avez-vous pas vu ma note déposée dans votre boîte aux lettres, vous indiquant mon absence ces 4 dernières jours. J'étais au Congrès œcuménique avec les frères de Lyon, vous le savez bien. Vous auriez du m'accompagner, peut-être votre vocation à aimer le Seigneur serait enfin apparue. Je ne désespère pas, vous savez. Le neveu de Madame Piquot, voyez, cette vieille dame qui assiste à l'office du dimanche après midi, mais si, celle qui a perdu, pauvre enfant, son dentier il y a deux semaines alors qu'elle communiait avec le corps du Christ, son neveu Auguste était comme vous, un peu perdu, quelqu'un à part, et un bon jour, alors qu'il s’abritait de la pluie dans l'Eglise de la Madeleine, il a trouvé la Voie. C'est un homme remarquable à présent et reconnu pour la force de sa foi.


Oui, il est très bavard.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Mer 23 Déc - 1:56

Non mais c'est ma faute. Je le savais. J'aurai dû m'en douter. Il a toujours été du genre piailleur, le Padre. Quand il commence, il digresse, et on a toutes les peines du monde à le ramener dans le droit chemin. Voilà qu'il me parle de la vieille Piquot, et de son neveu le saint homme. Si je le connais Auguste ! Il deale de l'herbe aux collégiens du quartier, vous parlez d'un exemple ! Comment cet idiot de prêtre peut-il penser un instant qu'il vaut mieux que votre serviteur ? Et puis qu'est-ce que je m'en tape, des détails, bordel ! Je fais un effort surhumain pour conserver une façade calme et sereine. J'y arrive plutôt pas mal, ma foi. Comme tout ce que j'entreprends.

-Écoutez, Padre, j'articule lentement, calmement. Je me fous de ce que vous avez fait pour que la mère Piquot perde son dentier en communiant avec le corps de je ne sais qui.

Un petit sourire en coin au moment de mon trait d'esprit. J'espère qu'il en apprécie la finesse comme il se doit.

-Par contre, je veux savoir immédiatement qui s'est renseigné sur moi. Qui était-il ? Comment était-il ? Ou elle ? Quelles questions a-t-il posé ? Qu'avez-vous répondu ?

Mon sourire a totalement disparu à présent, mais je continue de fixer le religieux droit dans les yeux.

-J'ai besoin de ces réponses, et j'en ai besoin hier !

Alors que le temps s'écoule, je sens de plus en plus la fatigue me gagner. J'ai passé une nuit blanche. Et je ne suis pas près d'aller dormir. Je me servirai bien un café...
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Jeu 24 Déc - 1:32

Le Padre ne semble pas avoir compris votre blague un peu tendancieuse. A vrai dire, il ne les comprend jamais, et c'est bien plus marrant ainsi.

-Par contre, je veux savoir immédiatement qui s'est renseigné sur moi. Qui était-il ? Comment était-il ? Ou elle ? Quelles questions a-t-il posé ? Qu'avez-vous répondu ? J'ai besoin de ces réponses, et j'en ai besoin hier !

Padrito a écrit:
C'était une jeune femme brune. Elle n'était pas de la paroisse, ça j'en suis certain. Quoi qu'elle ressemblait un peu à la petite Miquelin, avec son nez un peu allongé. Miquelin ! Si, si, cette jeune femme que j'avais surpris amourachée avec son amant dans l'eucharistie, le soir de la Sainte Armelle. Par ma soutane, si sa mère l'apprenait, la pauvre femme serait fort déçue. D'autant plus que le brave Pierre les a quittée il y a 2 ans. Ou peut-être 3. Non, c'est il y a 2 ans, nous venions de refaire le clocher de l'Eglise.
Oh, je m'égare encore une fois, mais tout comme j'ai promis à la petite Miquelin la compassion du Seigneur, je n'ai trahi mes voeux à votre égard.

En même temps, que dire d'un drôle d'oiseau comme vous, si ce n'est que vous n'avez pas encore rejoint le troupeau du Seigneur.

Toutefois, ce n'est pas pour rien que je vous répète sans arrêts de consulter plus régulièrement votre boîte aux lettres. La jeune femme a dit qu'elle y laisserait une enveloppe !

A ces mots, le Padrito éteint la lumière, et part dans la pièce adjacente, la Bible sous la main. Votre temps d'audience semble toucher à sa fin, et il a une manière tout à fait sociable de vous le faire comprendre.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Dim 17 Jan - 2:53

Le cureton s'éclipse après un blabla incessant sur ses diverses ouailles, encore une fois. J'espère que vous appréciez l'exemple de calme et de sérénité que je vous offre ! Je quitte l'appartement de mon proprio pour me diriger vers le mien, ruminant et grommelant contre les religieux qui mériteraient ce qu'ils faisaient aux soit-disant sorcières, il fut un temps. Quoique, avec le recul, et sachant ce que je sais, pas sûr qu'elles aient toutes été innocentes. Mais je digresse.

-Une brune. Une jeune femme brune. Bordel, tu parles d'un indice !

Non, sérieusement, vous n'êtes pas d'accords avec moi ? Quand on cuisine quelqu'un, avec l'art et la manière en plus, on s'attend à obtenir au moins une ou deux infos utilisables... Mais qu'obtient ce bon vieux Liam ? Des clous ! Des clous bruns. Bordel, si je ne suis pas obligé de déménager, je jure de tordre le cou du cureton, fermer la paroisse, et répandre la rumeur que le clocher est hanté. On me laissera peut-être tranquille, comme ça !

Mais il y a plus important. Je traverse la grande salle et me retrouve dans le débarras sous mon appartement. Il s'y trouve une boite aux lettres que je n'ouvre pour ainsi dire jamais. Il n'y a pas mon nom dessus, personne n'est enregistré à cette adresse officiellement, et personne ne sait que j'y vis. Il n'y a aucune raison pour que je reçoive du courrier...

-Voyons voir..., je marmonne en tournant la clé dans la serrure.

J'espère que cette piste là n'est pas froide comme une pute en hiver devant un billet de cinq, sinon je jure de retourner réveiller le prêtre et de le suspendre par la fenêtre jusqu'à ce qu'il me crache un nom.
 
 
Lui
Maître du Jeu
avatar


Mer 27 Jan - 0:08

Vous ouvrez la boîte aux lettres dont le contenu se déverse sur le sol. Au milieu des livres de prières, des petites notes de loyer non-payé, et des imageries de la Vierge, vous trouvez une enveloppe beige, un papier de qualité. Elle n'a pas de destinataire.

Vous l'ouvrez, et découvrez une grande page blanche sur laquelle il a été écrit les mots suivants :

"Nous pouvons vous aider".

Chouette, encore une énigme. Mais avant que vous n'ayez pu pester, vous remarquez une carte de visite qui s'échappe de l'enveloppe et tombe à vos pieds. Là, en fines lettres d'or, vous lisez :

Fondation Novus,
Institut de Paris,
Place du Carrousel

Un plan stylisé du Musée du Louvre est dessiné, et un pointeur vous indique un accès dans la seconde cour intérieur.
 
 
Liam O'Connor

avatar


Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Dim 14 Fév - 22:59

Inutile... Inutile... Inutile... A mesure que j’égrène les courriers inintéressants en les envoyant voler par dessus mon épaule, d'un geste nonchalamment classe d'ailleurs, je marmonne et grommelle de n'y rien trouver de constructif. Encore des versets de la Bible, dont je lui ai pourtant clairement signifié que je ne voulais pas. On pourrait penser que mon feu de joie dans la cour de l'église était suffisamment parlant... Mais pas avec de cureton là. Non monsieur. Il continue même à me réclamer son loyer alors qu'il est toujours payé en temps et en heure. Ou presque... Bon d'accord, j'ai peut-être oublié le dernier mois, mais c'est pas une raison.

-Je me demande s'il va apprécier son baptême de l'air, je jubile un sourire sauvage sur les lèvres à mesure que la pile de papier diminue.

Quand finalement je tombe sur quelque chose d’intéressant. Enfin ! Bordel, ça fait quand même un moment que ça avance plus cette histoire. A croire que tout ce merdier s'est retrouvé un temps dans un dossier « en attente » du grand Machin que prie Ernesto. Bref, j'ai un indice, là est l'important. Un indice qui me laisse dubitatif un moment.

-Le Louvres ? Je m'interroge à haute voix. Qui au Louvres peut me vouloir quoi que ce soit ? Ou m'aider. M'aider pour quoi d'ailleurs ?

Pensif, une main vient machinalement gratter ma barbe naissante, juste sous le menton.

-Ils ne peuvent pas être au courant de ce que j'ai fait. Et ils ne me proposeraient pas leur aide de toute façon.


Est-ce qu'ils sont liés aux putains de cambrioleurs sans organes qui piègent les honnêtes voleurs pour pouvoir s'approprier leurs précieux biens dans leur dos ? S'il s'agissait de l'un de mes "travaux" habituels, je prendrai le temps d'aller inspecter les lieux, espionner, monter un plan bien ficelé... Mais même la patience pourtant immense de votre serviteur a ses limites. Peut-être est-ce dû au manque de sommeil. Ou à l'attrait sauvage qu'une revanche exerce. J'enfile ma veste, attrape à la volée une poignée d'objets utiles en tous genres, et me dirige vers le musée le plus connu du monde. Affichant un sourire carnassier, j'imagine tout ce que je ferai à ceux qui m'ont floué, s'il s'avère que je doive tomber sur eux.

Dans l'air frais du matin, je marche d'un pas décidé, mâchouillant une allumette.

-Est-ce qu'il y a un portrait de Jeanne d'Arc, au Louvres ?
 
 
Contenu sponsorisé





 
 
 

12- Eglise Sainte-Flamme (Paris)

  
Page 1 sur 1