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 Aéroport du Bourget (France)

 
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Mar 7 Aoû - 21:08

Situé à 13 kilomètres de la capitale française, l'aéroport du Bourget sert d'aérodrome pour de petits aéronefs commerciaux non réguliers ou privés. De nombreuses compagnies y disposent d'un hangar pour y stocker leur appareil.

 
 
Lui
Maître du Jeu
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Jeu 9 Aoû - 21:18

17h. Aéroport du Bourget.
Après une journée caniculaire, une brise fraiche s'est enfin levée alors que le soleil commençait baigne le tarmac d'une lueur orangée. 

Les voitures des participants à la mission s'arrêtent dans un ballet harmonieux devant un hangar dont la porte principale a été ouverte et laisse entrevoir un avion privé Falcon 8X, dont la dérive est siglée de l'insigne doré de la Fondation Novus.

Emilie Nahan, la secrétaire et assistante d'Arthur de Vevey se tient à l'entrée du hangar, droite comme un "i", et vêtue strictement d'un tailleur gris anthracite. Ses cheveux sont tirés dans un chignon strict qui accentue encore ses traits acérés.

Elle accueille chacun des arrivants, à commencer par Arthur.

Emilie Nahan a écrit:
Monsieur le Directeur.

Elle le salue, son regard trahissant une certaine gêne, preuve de son respect envers son supérieur hiérarchique. Le ton de sa voix laisse paraitre une légère anxiété, qu'elle éprouve chaque fois que celui qu'elle a vu grandir part en mission.

Elle donne ensuite une poignée de main ferme à chacun des participants.

Emilie Nahan a écrit:
- Frost, Royer, O'Connor, Lancaster. Nous avions dit 17h. Il est 17h03. Tâchez d'être ponctuels à l'avenir.

Elle affiche un sourire désinvolte, avant de poursuivre.

Emilie Nahan a écrit:
Bienvenue au commencement de l'opération Oxomo, en référence à la divinité aztèque de la nuit.

Pour rappel, nous allons nous infiltrer dans le prestigieux Consulat du Portugal à Rio de Janeiro afin de subtiliser ce que nous croyons être le célèbre Sceau de Salomon, qui a été localisé dans les collections du Consulat il y a deux jours.

Il s'agit d'une mission risquée : la ville de Rio de Janeiro se prépare à accueillir les jeux olympiques d'été, elle est donc sous haute surveillance. Par ailleurs, le Portugal et le Brésil célèbrent cette année le 150ième anniversaire de la coopération lusophone. A cette occasion, le Président Portugais Marcelo Rebelo de Sousa est en visite d'Etat au Brésil où il a rencontré son homologue Michel Temer à Brasilia au début de la semaine. Il doit dorénavant clore son séjour au Brésil en présidant une vente aux enchères d'oeuvres d'art liées à la culture lusophone, et dont les bénéfices seront reversés à l'Association des Enfants du Brésil, qui intervient notamment pour assister les enfants des Favelas et leur offrir des séjours éducatifs au Portugal.

C'est pendant cet évènement que vous vous infiltrerez au Consulat, pour y récupérer le Sceau.

Elle fait une pause, interrompue par le vrombissement d'un jet qui atterrit sur la piste en face d'elle. Un grand courant d'air chaud vient fouetter le visage des participants.

Emilie Nahan a écrit:
Compte tenu de la sensibilité de cette mission, et des risques importants de découverte des activités de la Fondation, qui DOIVENT demeurer secrètes...

Elle lance un regard appuyé à Liam et Clara, nouveaux venus dans l'équipe.

Emilie Nahan a écrit:
... nous allons vous fournir à tous une identité factice ainsi qu'un alibi approprié.

Elle fait quelques pas vers la droite, où sont disposées une mallette de cuir noir posée sur une table de bois beige, et de grandes housses noires disposées sur des cintres suspendus à un portant mobile.

Elle se saisit de la mallette, tape un code à 8 chiffres, et cette dernière s'ouvre avec un petit cliquetis. Sur un revêtement molletonné sont disposés cinq passeports, trois rouges, un bleu et un vert. 

Elle se saisit du premier passeport rouge qu'elle remet à Arthur.
Passeport:
 

Emilie Nahan a écrit:
Arthur, vous êtes maintenant Peter Anderson. Eminent professeur d'histoire de l’art à l’Université de Stockholm, vous êtes spécialisé dans l’art pré-colombien, et auteur d’une thèse sur l’impact de la représentation picturale indigène au Brésil : une redéfinition des théories euro-occidentales. C’est votre attrait pour les œuvres exposées lors de la vente aux enchères qui vous a conduit à Rio. Vous êtes arrivé au Brésil il y a deux jours, où vous avez d'abord séjourné à Brasilia où l’Université locale vous avait sollicité pour y donner une conférence.
 
Elle lui tend ensuite une housse noire.

Emilie Nahan a écrit:
Voici votre costume pour le gala des enchères : smoking ajusté tissu italien, Maison Dior. Chemise blanche mousquetaire col cassé à gorge cachée. Noeud papillon en soie légère, Hermès. Je vous laisse libre du choix de votre montre, selon vos directives. J'ajoute par ailleurs à votre "kit" cette paire de lunettes de vue, Gucci, monture caramel, équipées d'un microprocesseur vous permettant une vision thermique, ainsi que d'un scanner 3D. 

Elle prend ensuite le passeport vert foncé et le tend à Liam.
Passeport:
 

Emilie Nahan a écrit:
Liam, votre couverture sera Diego López. Vous êtes un riche oligarque mexicain qui a fait fortune dans le bâtiment. Les autorités américaines vous soupçonnent toutefois de participer activement à des trafics de substance illicite. Amateur d’art, ou plutôt que tout ce qui est susceptible de conforter votre statut social, vous vous rendez à la vente aux enchères - en marge d'un séjour de villégiature à Rio - pour enrichir votre collection.

Elle lui tend également sa housse sur cintre.

Emilie Nahan a écrit:
Vous porterez un costume blanc fait sur mesure par la Maison Fendi, ainsi qu'une chemise noire en popeline de soie, Dolce Gabbana. Voici également une canne, en ivoire véritable, agrémentée d'un pommeau en argent massif représentant une tête d'aigle. Il ne s'agit pas d'un simple accessoire. En ôtant le pommeau, vous découvrirez une pointe acérée de diamant, capable de trancher n'importe quel matériau (ou presque).

Elle sort ensuite un petit étui.

Emilie Nahan a écrit:
Voici également votre moustache factice.

Elle réprime un petit sourire, puis sort de son sac à mains un petit ouvrage relié.

Emilie Nahan a écrit:
Et voici enfin pour vous, Monsieur López. "Apprendre l'Espagnol en 10 leçons d'une heure". Vous avez de la chance, le vol dure 11h. Veillez également à bien travailler l'annexe sur l'accent mexicain.

Elle tend ensuite à Rebecca le second passeport rouge, ainsi qu'une longue housse noire.
Passeport:
 

Emilie Nahan a écrit:
Monsieur López sera accompagné de Irina Petrovitch. Irina, vous avez été recrutée par Diego López à l’occasion d’un « voyage d’affaires » à Kiev. Depuis, vous l’accompagnez lors de tous ses déplacements, professionnels et autres.

Elle adresse à Rebecca un regard suggestif.

Emilie Nahan a écrit:
Derrière vos activités d’assistante à plein temps, il n’échappe cependant à personne que vous officiez également en tant qu’escort au service de votre patron.

S'agissant de votre tenue, nous avons sélectionné une longue robe bleue de gala à dos nu, incrustée de cristaux de la maison Swarovski. Elle est munie, comme vous pouvez le voir, d'un décolleté à la limite de la décence. Vous vous glisserez ainsi parfaitement dans votre rôle de distraction. Pour couvrir vos épaule, dans la fraicheur de la nuit, voici un boa en fourrure de renard blanc (factice).

Elle se saisit ensuite d'un écrin Cartier.

Emilie Nahan a écrit:
Pour sublimer votre tenue, voici une parure en saphir, avec collier à sautoir, et deux boucles d'oreilles assorties. Attention quand vous manipulez celles-ci, une pression sur le fermoir vous permettra de libérer une substance soporifique.

Poursuivons s'il vous plaît.

Elle attrape le dernier passeport rouge qu'elle livre à Clara, en même temps que sa housse noire.
Passeport:
 

Emilie Nahan a écrit:
Clara, vous êtes dorénavant Pauline Dupuy-Ferreira, étudiante à l’école hôtelière de Lausanne. Vous y avez brillament validé votre quatrième année, et avez décroché un stage de longue durée au sein du réseau des services protocolaires Portugais, d'où est originaire votre mère. Cette expérience vous permet de vous rapprocher d'une partie de vos racines en écumant les différentes représentations portugaises à travers le monde, où vous dispensez un service de la plus haute qualité. Vous êtes arrivée au début de la semaine à Rio de Janeiro, pour un séjour de 3 semaines au sein du Consulat, où vous participerez au service lors de la réception.

Voici donc une tenue adaptée : jupe crayon noire Burberry en tissu adapté au climat local, chemise blanche en soie de chez Prada, repassée impeccablement, et surtout un carré Hermès vert et rouge – aux couleurs du Portugal – noué autour du cou. Vous porterez un chignon bas, comme l'exige le protocole.

Vos salomé noires à talon Jimmy Choo dissimulent le kit d'assemblage d'un drône aérien qui sera utile pour extraire la relique du Consulat.

Elle lui tend ensuite un sac-à-main en cuir noir.

Emilie Nahan a écrit:
Dans le sac-à-main que vous déposerez dans les cuisines du Consulat lors de votre arrivée sur votre lieu de travail, vous disposez également d'une imprimante 3D connectée aux lunettes de Monsieur le Directeur.

Elle récupère ensuite le dernier passeport, de couleur bleue, qu'elle donne à Edward.
Passeport:
 

Emilie Nahan a écrit:
Edward. Votre couverture sera celle de l'agent Christopher Allen. Vétéran des Marines, vous avez quitté l'armée suite à l'explosion d'une bombe qui cause la mort de votre coéquipier et meilleur ami, Jordan. Vous avez ensuite été recruté par une société de sécurité privée, qui vous a envoyé en mission au Consulat du Portugal à Rio pour aider à assurer la sécurité, suite à l'insuffisance de personnel face au nombre d'invités prévus. Votre expérience vous a doté d'une extrême vigilance, ce qui a fait la force de votre CV. Secrètement, vous êtes également en contact avec la CIA, qui vous demande de surveiller les moindres faits et gestes de Diego López, soupçonné d’activités illégales.

Elle lui remet ensuite la dernière housse noire.

Emilie Nahan a écrit:
Vous trouverez dans cette housse un costume Hugo Boss noir, coupe ajustée mettant en valeur votre musculature, tissu technique adapté aux mouvements brusques. Cravate noire, Hugo Boss également, et la pince à cravate que vous avez hérité de votre grand-père, mais qui cache également une caméra haute définition. Celle-ci est connectée à votre Apple Watch.

Elle lui tend ensuite une mallette verrouillée.

Emilie Nahan a écrit:
Vous trouverez dans cette mallette votre arme de service. Nous y avons également ajouté des cartouches tranquillisantes. Le code de la mallette est votre date de naissance.

Elle observe les 5 agents avec l'air satisfait du travail achevé, tout en guettant leurs réactions, et dans un dernier mouvement, elle sort de son sac-à-main 5 petits étuis qu'elle attribue aux participants de la mission.

Emilie Nahan a écrit:
Voici enfin 5 kits de communication micro-oreillette invisibles, à longue portée et autonomie. Ils sont également reliés au centre de crise que je superviserai au Louvre, à Paris.

Des questions ?
 
 
Edward de Lancaster

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Dossier de renseignement
Nationalité: Royaume-Uni Royaume-Uni
Don/Rune: Télépathie
Allégeance: Inconnue

Lun 13 Aoû - 11:30

Alors que l’effet des 200ml de Pur Arabica ingurgitées quelques heures auparavant commençait à s’estomper, Edward plongea dans l’abysse de ses pensées et analysa à toute vitesse la situation.

Primo il fit face à un terrible dilemme :

"-Quel acteur Etat-Uniens choisir afin d’imiter sa gestuelle et son accent ?"

En effet, ses manières d’aristocrate anglais le trahiraient. Un marathon de blockbuster d’espionnage américains s’imposait ainsi dans la Falcon, cela s’annonçait bien plus ludique qu’apprendre l’Espagnol en 10 leçons …

Secondo il décida qu’il n’userait de son arme de service qu’en dernier recours, in extremis.  Heureusement en tant que médecin il possédait une parfaite connaissance du corps humain, qui couplée avec la pratique assidue du Kung Fu depuis sa plus tendre enfance lui permettait de neutraliser ses adversaires en une fraction de seconde.

Il esquissa un sourire narquois à la perspective d’assister au spectacle qu’offrirait le pseudo couple López-Petrovitch, et imagina Irina luttant avec acharnement contre ses pulsions de strangulation avec son Boa de fourrure blanche contre Diego s’il osait s'attarder à loucher sur son décolleté …
 
 
Clara Royer

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Persuasion mentale
Allégeance: Inconnue

Mar 14 Aoû - 14:23

   Tout en écoutant le speech de mon interlocutrice, je prends mon passeport, puis mon sac noir, qui, je dois l'avouer, me fait un peu penser à ce genre de gadget pourri dont les femmes se retrouvent affublées dans les séries télé, et cela me plait moyennement ; mon image de femme décalée et déconnectée de la société en prend un sacré coup !

   Malgré tout, je reste impassible, et surtout concentrée afin de ne pas perdre de vue l'objectif de la mission.

   Aucune question ne me vient à l'esprit, même s'il y en aura sans doute qui m'afflueront au cerveau durant le vol qui mènera notre fine équipe au brésil.

   Cependant, je ne peux refluer l'une de mes pensées à propos de tout ce beau matériel :  


   *Si ça ça pue pas le fric et l'opulence ...*

   Cela dit, je n'étais pas non plus mécontente de tout ce raffinement : enfin une tenue à la hauteur de ma beauté ! Barbie avait beau avoir la robe la plus tape-à-l'oeil de l'univers, elle ne serait rien face à mon charme irrésistible. Liam, lui aussi, n'avait qu'à bien se tenir. Lui aussi, il succomberait.

   Si mon visage ne sourit pas, mon esprit le fait pour lui, et c'est avec une sensualité non dissimulée que je m'adresse à "l'épine" :


   - Si quieres, Liam, podré ser tu tutora para aprenderte el español durante este viaje, ¡ ya que va a ser muy largo !
 
 
Arthur de Vevey
Admin & Directeur de la Fondation
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Dossier de renseignement
Nationalité: Suisse Suisse
Don/Rune: Chronokinésie
Allégeance: Institut de Paris

Dim 26 Aoû - 12:45

Le Directeur de la Fondation était monté à la hâte dans le SUV noir qui était venu le chercher sur le parking souterrain de l’Institut de Paris, rue de Rivoli. Pendant les 43 minutes de trajet, Arthur n’avait que brièvement adressé la parole à son chauffeur. Il avait rédigé une bonne dizaine d’emails, pris connaissance de trois rapports de mission et signé deux contrats de gestion. Il n’avait levé la tête de son bureau mobile que pour présenter à travers la fenêtre son visage à l’agent de sécurité chargé de contrôler les entrées sur le site de l’aéroport – risque terroriste oblige.

Après avoir cheminé quelques minutes sur le tarmac de l’aéroport sur la base d’un itinéraire calibré avec précision, la voiture s’arrêta devant l’aérogare occupée par l’avion de la Fondation. Elle fut rejointe presque immédiatement par les voitures des autres participants à l’opération Oxomo. Pourtant le Directeur mit quelques minutes avant de sortir de sa voiture : il lui restait une dernière instruction importante à transmettre au conseil d’administration de la société familiale.

C’est donc après quatre bonnes minutes que la porte de sa voiture s’ouvrit finalement, laissant apparaître le jeune helvète chaussé de mocassins beiges en toile, et vêtu d’un costume en lin bleu lavande. Il enfila une paire de lunettes de soleil, remercia son chauffeur puis quitta le véhicule. Il traversa les quelques mètres qui le séparaient de sa secrétaire et du reste de l’équipe. Le soleil commençait à décliner et se parait de belles couleurs dorées, et il sentit sur sa peau ce mélange si agréable d’air tempéré, brassé par les courants d’air chauds produits par les moteurs des avions alentours.

Il salua son assistante et secrétaire, puis chacun des membres de l’équipe avant de relever que la scène lui rappelait légèrement celle d’un départ en voyage scolaire.


- Tout le monde est présent. J’imagine donc que je n’ai pas à sortir ma liste de professeur des écoles et de faire l’appel ? Émilie, je vous laisse procéder (anglicisme assumé).

Dans une chorégraphie qui semblait presque avoir été répétée à l’avance, Émilie Nahan distribua les effets personnels - voire impersonnels - de la joyeuse équipe. Il reçut son passeport et son baluchon de luxe en premier.

- J’ai toujours rêvé d’un grand blond suédois. Émilie, vous avez exaucé mon désir. Je suppose qu’il va falloir que je me fasse un peu la dent sur l’art précolombien. Si vous pouviez me faire envoyer une bibliographie pour l’avion, ce serait absolument formidable.

Arthur ne put ensuite s’empêcher de sourire lorsque les rôles de Liam et de Rebecca leur furent attribués. L’équipe chargée d’inventer les « légendes » - comme on dit dans le milieu – des agents en mission regorgeait d’inspiration et avait toujours un sens de l’humour très acéré. En plus d’avoir incarné un avocat commis d’office affecté à la cause d’un terroriste présumé en Égypte, Arthur s’était ainsi retrouvé scientifique allemand chargé d’étudier la reproduction des phoques en Antarctique, diplomate d’une dictature imaginaire en plein cœur du Pacifique, et même sorcier aveugle et albinos dans une réserve sud-africaine…

Arthur était persuadé que chacun allait se fondre parfaitement dans son rôle, même si cela allait très certainement demander un petit temps d’adaptation. Il avait confiance en son équipe. Liam partageait très certainement avec son personnage un lien… particulier avec les œuvres d’art, Rebecca une attitude glamour (pour ne pas dire sulfureuse), Clara un tempérament jeune et désireux de découvrir le monde, et enfin Edward un instinct affirmé de protecteur.

Il eut également un mouvement d’approbation lorsque chacun des accessoires fut délivré à leur propriétaire. Il avait été consulté pendant leur élaboration, et connaissait donc toute la matière grise qui avait été mobilisée pour les élaborer.

- Clara, ou plutôt Pauline, soyez prudente quand vous utiliserez vos talons : l’insertion du Drone a représenté un véritable casse-tête pour les équipes.

Lança-t-il en enfilant les fameuses « cyberlunettes ». Un léger frottement sur la branche gauche et la vision se faisait thermique : l’équipe n’était que des masses plus ou moins colorées. Un second frottement et le champ de vision d’Arthur se trouvait alors détaillé en de multiples lignes qui épousaient progressivement les contours de ce qu’il voyait, un compte à rebours lui indiquant le temps nécessaire à la complétion du processus de modélisation. Alors que les lunettes avaient commencé le processus de recréation de Edward et de Rebecca en 3D, Arthur les retira et les rangea dans leur étui, avant qu’une image ne lui vienne à l’esprit.

- Émilie, rappelez-moi qui a accès à la vision de mes lunettes connectées ? Je voudrais quand même vous épargner mes photos de vacances, vous voyez.

Il avait un petit sourire espiègle en coin, sachant pertinemment que cette remarque allait mettre son assistante – un peu coincée – mal à l’aise.

Il récupéra ensuite son kit oreillettes qu’il conserva soigneusement.
 
 
Liam O'Connor

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Dossier de renseignement
Nationalité: France France
Don/Rune: Téléportation
Allégeance: Inconnue

Dim 2 Sep - 20:22

Alors que chacun d’entre nous se fait poser par une berline foncée digne d’un représentant du gouvernement, cette chère Emilie Nahan nous attend, aussi immobile que ces fameux gardes à tunique rouge devant le palais royal anglais. J’ai aussitôt envie de l’embêter. Je ne sais pas pourquoi, son air coincé de professeur des écoles d’un autre temps me donne envie de l’extraire de sa routine bien confortable. Je remarque d’ailleurs que, si elle note notre retard, elle n’en fait rien pour Arthur. Il suffit donc de monter en grade pour s'éviter ses remarques ? Si je deviens son patron, est-ce qu’elle aura autant de retenue devant moi qu’elle en a pour Charmant ? Je pourrai faire ce que je veux et la regarder bouillir de me voir briser son monde parfait et bien régulé? Je suis sur le point de me tourner vers le boss pour réclamer une promotion, mais maitresse Emilie prend la parole, et Noël arrive en avance.

Me voilà devenu Diego Lopez, magnat de l’immobilier mexicain, et sans doute membre de l’un de ses cartels. Jeune millionnaire apparemment, étant donné ma tendance à rabâcher ce statut à tout un chacun à grands coups de pesos. Je ris intérieurement. Si c’est la Fondation qui m’a choisi ce rôle, elle n’a sans doute pas prit en compte ma capacité à entrer totalement dans mon personnage. Si c’est un train de vie d'homme d’affaire fortuné que je suis censé avoir, c’est un train de vie d'homme d’affaire fortuné que j’aurai. Novus a plutôt intérêt à assurer financièrement derrière. Mais étant donné les jouets qu’on nous offre, je ne me fais pas trop de soucis.

J’aurai en effet dans une main une canne au pommeau ouvragé, dissimulant un diamant à la pointe acérée. Des plus utiles, dans mon corps de métier. Et lorsque mademoiselle Nahan me tend une moustache, je la sens réprimer un sourire, impatiente de me voir la porter. Je savais bien qu’elle avait un faible pour moi. A moins qu’elle ne pense me ridiculiser avec ces poils factices ? Non ! Je suis sûr que c’est de l’impatience. Je place la moustache au dessus de ma bouche, sans la sortir du plastique, là où elle se trouvera une fois arrivée au Mexique. Avec un sourire entendu, je réponds à la secrétaire :


- Si la moustache vous plaît tant, il fallait me le dire. Je l’aurai laissée pousser !

Je lui fais un clin d’œil, profite de son air troublé, avant qu’elle ne se venge sournoisement avec son cours d’Espagnol en dix heures. Moi qui pensait travailler mon rôle pendant le vol… C’est raté. Bah ! Je trouverai bien un autre moment. La suite du programme est tout aussi amusant. Rebecca devient Irina, une escorte / assistante / secrétaire à mon service, quelque chose comme ça. Décidément, je suis gâté. Je me tourne vers la superbe blonde.

- Avec le diamant d’un coté, et Irina de l’autre, je lance, j’aurai donc un joyau à chaque bras.

C’est mon sourire le plus charmant que je lui adresse, certain qu’elle appréciera ce subtil compliment. Ah ! Je vous vois venir ! Non, je ne profiterai pas de la situation. Quel esprit vous avez… Si je suis là, c’est pour travailler. Et je suis un professionnel. Hors de question de me laisser distraire. Je suis bien plus intéressé par les œuvres d’art qui seront mises aux enchères à Rio. Et que je suis censé vouloir acheter. Avec le portefeuille d'une société multimillionnaire, qui m’a donné un rôle de riche dépensier peu sûr de son statut social… Autant vous dire que je ne compte pas rentrer les mains vides. Je me demande s’ils se rendent compte de l’erreur qu’ils ont faite… Bref ! Je ne compte pas abuser du rôle confié à Rebecca, mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas juste apprécier d’avoir une jolie femme à mon bras pour une soirée.

La distribution des rôles est enfin terminée, et tous les acteurs sont prêts à entrer en scène. Edward se retrouve ancien Marine, chargé de me surveiller. Quant à Clara, la voilà étudiante en hôtellerie en Erasmus, ou quelque chose comme ça. J’avoue ne pas avoir totalement écouté ce qui ne me concernait pas, ayant déjà l’esprit au personnage de Diego Lopez. Quel caractère aura-t-il ? Renfrogné ? Souriant ? Avenant ou taciturne ? C’est Clara qui vient me tirer de mes réflexions, en espagnol en VO. Bon, malgré mon indéniable talent pour les langues, j’admets parler Ibérique comme une vache Bretonne. Mais mon Italien me permet tout de même de capter le sens général de sa proposition. Même si j’avoue ne pas comprendre un mot de la dernière phrase.


- Avec plaisir, je lui réponds. J’admets qu’à part « Chiero un poco mas de ron », je ne connais pas grand-chose d’autre.

Je lui fais un sourire complice, avant de reprendre :

- En échange, je peux t’aider avec ton personnage si tu veux. Dans mon… secteur d’activité, j’ai eu pas mal de fois l’occasion de jouer la comédie.

Je jette un œil vers Athur, qui est le seul à comprendre. Celui-ci semble préoccupé de ce que nous pourrions voir des photos qu’il pourrait prendre une fois à Rio. Intéressant. Je note ça dans un coin de mon esprit. Novus connaît ma véritable identité, sait ce que j’ai fais, et ce que je ferai sans aucun doute toute ma vie. Le Fondation pourrait me dénoncer à n’importe quel moment. Et je n’aime pas beaucoup sentir cette épée de Damoclès au dessus de ma nuque. Avoir un peu de graveleux sur son directeur pourrait me permettre d’équilibrer un peu les pouvoirs… Mais ce n’est pas le moment de penser à ça. Commençons par décoller. Nous aviserons sur le moment pour les… bonus. Avec un grand sourire, je tape le sol du bout de ma canne, et c’est avec un accent de mafioso mexicain parfaitement cliché, que je lance au groupe :

- Alors, on y va ? Yé n’ai qu’oune heure dé rab’ pour dormir, y’aimerai pouvoir en profiter.
 
 
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